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La Bibliothèque Iranienne est la collection phare de l'IFRI. Elle a été fondée en 1949 par Henry Corbin qui a dirigé la publication des 22 premiers volumes jusqu’en 1978. Ces volumes qui consistent en éditions savantes de textes persans introuvables à l'époque ailleurs qu'en manuscrits, constituent la Collection Henry Corbin. A partir de 1980, la Bibliothèque Iranienne s'ouvre à l'Iran contemporain et aux sciences sociales, tout en poursuivant la publication de recherches dans le domaine classique. Beaucoup des volumes publiés sont aussi disponibles en traduction persane.
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BI 1
Kashf al-Mahjub
Abu Ya’qub Sejestâni

Le dévoilement des choses cachées. Traité ismaélien du IVe siècle de l’hégire. Texte persan publié avec une introduction par Henry Corbin.

25+115 pages, 1949
(3e édition 1988) épuisé

4e édition augmentée de la traduction persane de l’introduction en préparation : Entesharat-e Tahuri et IFRI
Le rôle prépondérant assumé par les penseurs iraniens dans l’élaboration de la pensée ismaélienne est remarquable. Occupant un rang des plus honorables parmi eux, Abû Ya’qûb Sejestânî dont on présente ici une oeuvre pour la première fois intégralement éditée (en 1949). Ce que l’on sait de la vie d’Abû Ya’qûb Sejestânî se réduit à fort peu de choses, presque à rien. D’après une allusion précise contenue dans un de ses livres, le Kitâb al-Iftikhâr, il apparaît certain qu’Abû Ya’qûb vivait encore en 360/971. Ce texte persan du Kashf al-Mahjûb vient s’ajouter aux oeuvres de Nâsir-eKhosraw pour former le “Corpus ismaélien” persan de l’époque fâtimide. Il est disposé selon un schéma précis, fixé selon la loi du septenaire que les spéculations ismaéliennes reprennent toujours avec prédilection. Le “Dévoilement des choses cachées” s’étend sur sept chapitres, ordonnés chacun en sept “recherches”. Cela fait en tout quarante-neuf “recherches” auxquelles s’ajoutent le prologue et la conclusion, deux morceaux où l’émotion du ton contraste avec la sobriété et la rigueur qui commandent tout l’ouvrage.
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BI 2
Oeuvres philosophiques et mystiques de Shihabaddin Yahya Sohrawardi
Henry Corbin
(Opera metaphysica et mystica II) : 1- La Théosophie de l’Orient des Lumières (arabe); 2- Le Symbole de Foi des Philosophes (arabe); 3- Le Récit de l’Exil occidental (arabe et persan). Prolégomènes en français et édition critique par Henry Corbin

104+350 pages, 1952
(2e édition 1977).
épuisé

Le premier volume de ce Corpus parut à Istanbul en 1945, comme T. XVI de la Bibliotheca Islamica, sous le titre d’Opera metaphysica et mystica. Une tétralogie supporte l’édifice de l’édition. Dans les Opera metaphysica I on aura trouvé  la Métaphysique des trois premières parties de cette tétralogie: Talwîhât, Moqâwamât, Motârahât. Ces trois livres, dans la pensée de Sohrawardi, doivent servir de propédeutique à son livre fondamental, celui qui achève la tétralogie et dont nous présentons le texte arabe dans le présent volume, le Kitâb Hikmat al-Ishrâq.
Il fallait qu’une bonne fois l’on pût lire sans interruption le texte pur et simple du Kitâb Hikmat al-Ishrâq, tel que Sohrawardî l’a rédigé. L’expérience en vaut la peine. Le style apparaît dans sa concision; les termes techniques frappés par le sheykh prennent tout leur relief; ce qu’il y a de personnel, de nerveux, d’haletant parfois dans le texte, devient enfin sensible.
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BI 3
Kitab-e Jami’ al-Hikmatain
Nasir-e Khosraw

Le livre réunissant les deux sagesses ou Harmonie de la philosophie grecque et de la théosophie ismaélienne. Texte persan édité avec une double étude préliminaire en français et en persan par Henry Corbin et Mohammad Mo’in.
.

147+362+20 pages, 1953
(2
e édition 1984)
épuisé
L’oeuvre de Nâsir Khosrow, composée en persan au temps des Fatimides, puise dans l’Ismaélisme iranien sa signification et la raison de son influence. Le présent ouvrage rédigé en 462h/1070 à la demande de l’Emir de Badakhshan ‘Ali ibn Asad, est un commentaire d’une qasida du philosophe poète ismaélien Abû’l Haitham al-Jorjâni. Cette qasida purement philosophique, progressant de comment en pourquoi est peut-être unique dans la littérature persane. Ce commentaire qu’en donne Nâsir Khosrow, caractéristique du ta’wil ismaélien, livre en définitive une profession de foi de l’Ismaélisme iranien, proclamant le culte divin en esprit et en vérité.
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BI 4 et 5
Avicenne et le récit visionnaire
Henry Corbin

VI+344 pages, 90+116 pages, 1954
édition partielle 1987, IFRI/PUI
épuisé

Le “Cycle des Récits visionnaires” d’Avicenne situent l’homme Avicenne dans le cosmos que le philosophe élabora en un imposant monument tel que le Kitâb al-Shifâ, comme en maint autre traité majeur ou mineur. Ces Récits, en substituant une dramaturgie à la cosmologie, nous garantissent l’authenticité de cet univers: il est vraiment le lieu d’une aventure personnellement vécue. Du même coup, ces Récits semblent dicter une réponse à la question de savoir où situer l’avicennisme dans le plérôme des systèmes philosophiques. Ils rendent impossible de le reléguer dans un passé définitivement mort et dépassé. Les Récits qui constituent ce Cycle sont au nombre de trois: le Récit de Hayy ibn Yaqzân, le Récit de l’Oiseau, le Récit de Salâmân et Absâl. Il ne semble pas que l’on ait essayé jusqu’ici (1954) de les méditer tous les trois ensemble, de les comprendre comme un “cycle”. C’est le dessein auquel répond la publication présente; elle s’est fondée sur leur contenu même pour les disposer en une trilogie.
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BI 6
Commentaire de la qasîda ismaélienne d’Abû’l Haitham Jorjânî

(Attribué à Mohammad ibn Sorkh de Nishapour (IVe/Xe-Ve/XIe siècles)
Texte persan édité avec introduction et esquisse comparative en français par Henry Corbin et Mohammad Mo’in.

115+126 pages, 1955.
épuisé

La présente publication vient compléter le 3e volume de la Bibliothèque Iranienne dans lequel est donnée l’édition princeps du Livre réunissant les deux sagesses de Nâsir-e Khosraw. Cependant, si dans l’ordre de l’édition le présent livre en forme la suite, il apparaît que selon la chronologie réelle des oeuvres, il faille plutôt le considérer comme un précurseur du livre de Nâsir-e Khosraw, un précurseur que ce dernier ignora, tout le donne à croire: Mohammad ibn Sorkh de Nishapour, l’auteur présumé du livre, fut probablement le disciple direct de Abû’l Haitham et son ouvrage se donne comme un ensemble des réponses aux questions posées dans la qasida. L’introduction rédigée par H. Corbin esquisse une comparaison entre le commentaire de Nâsir-e Khosraw et celui de Mohammad ibn Sorkh, traçant les grandes lignes des thèmes de la théosophie ismaélienne. Du fait que le ta’wil ismaélien transpose, “reconduise” à un plan supérieur toutes les données du Qorân et des hadith-s, le champ d’investigation et de méditation apparaît illimité.
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BI 7
Matériaux pour la biographie de Shâh Ni’matollah
Walî Kermânî
Textes persans publiés avec une introduction en français par Jean Aubin.

21+345 pages, 1956
(3e édition 1987)

épuisé

Les matériaux ici présentés relèvent de la littérature hagiographique: ils ouvrent à la fois sur l’histoire du mysticisme et sur celle, matérielle et psychologique, des sociétés. Shâh Ni’matollah Walî Kermanî (731/1330-834/1431) a joué dans la cristallisation de la sentimentalité shî’ite un rôle qu’on admet prépondérant, parce que la plupart des formations du dervichisme shî’ite moderne se réclament de lui. Si la publication présente apporte peu de lumières sur l’histoire de sa pensée, elle offre en revanche des noms - repères pour replacer dans son très large contexte le personnage et son action et cela à travers les trois “Vies” éditées ici: Risâla de ‘Abd al-Razzâq Kermâni, extrait du Jâmi‘-e mufîdî et Risâla de ‘Abd al-’Azîz Wâ’izî.
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BI 8
Le Jasmin des Fidèles d’amour (Kitâb-e ‘Abhar al-Âshiqîn)
Rûzbehân Baqlî Shîrâzî (522/1128-606/1209)
Traité de soufisme en persan publié avec une double introduction et la traduction du chapitre premier par Henry Corbin et Mohammad Mo’in.

128+244+113 pages, 6 pl. hors-texte, 1958.
(3e édition 1987)

L’oeuvre de Rûzbehân Baqlî Shîrâzi est par excellence au nombre de celles qui nous conduisent à une compréhension directe de la spiritualité iranienne: comment celle-ci, dans son aspiration à la pure intériorité religieuse, assuma un rôle prépondérant dans la différenciation interne de la religion islamique. Devant la confusion plus au moins volontairement entretenue, tendant à identifier le concept religieux de l’Islam avec quelque concept ethnique ou racial, il est précieux que l’originalité du soufisme iranien en atteste justement le pluralisme des virtualités spirituelles, irréductible à toute uniformisation et socialisation du concept religieux.
Le Jasmin des Fidèles d’amour intéresse en premier lieu, sinon exclusivement, les études de soufisme, et à travers elles la phénoménologie de la mystique en général. En outre, il s’agit d’un des monuments de la langue persane dans l’état qu’elle présentait à la veille des invasions mongoles.
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BI 9
Trilogie ismaélienne
Henry Corbin
1-Abû Ya’qûb Sejestâni : Le livre des Sources (IVe/Xe s.); 2-Sayyid-nâ al-Hosayn ibn ‘Ali : Cosmogonie et Eschatologie (VIIe/XIIIe s.); 3-Symboles choisis de La Roseraie du Mystère, de Mahmûd Shabestari (VIIIe/XIVe). Textes édités avec traduction française et commentaires par Henry Corbin.

200+196+188 pages, 1961
épuisé

Le présent volume fait suite à ceux qui, dans notre collection, se sont déjà proposé de contribuer à l’essor des études ismaéliennes. La réunion des trois textes inédits publiés ici n’a rien d’arbitraire. Groupés en une trilogie, ils présentent en effet l’extrême intérêt de nous permettre une vision comparative, si sommaire soit-elle, de la doctrine ismaélienne en trois de ses états caractéristiques: ismaélisme de l’époque fâtimide, ismaélisme de la tradition post-fâtimide, et ismaélisme iranien réformé de la période postérieure à la chute d’Alamût (654/1256).
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BI 10
Le Livre des Pénétrations Métaphysiques
(Kitâb al-Mashâ’ir) Mollâ Sadrâ Shîrâzî (980/1572-1050/1640)

Texte arabe publié avec la version persane de Badi’ ol-Molk ‘Emâdoddawleh. Traduction française et annotations par Henry Corbin (Ouvrage publié à l’occasion du IVe centenaire (1380 h.l.) de la naissance de Mollâ Sadrâ Shîrâzî).

271+246 pages, 1964
(2e édition 1982)

épuisé

Dans ce petit livre d’une densité remarquable, Mollâ Sadrâ discute tous les aspects de sa métaphysique de l’être; il rappelle comment il fut amené à renoncer à l’“erreur” de sa jeunesse qui le retenait captif de la métaphysique des essences, et à professer une métaphysique qui reconnaît à l’existence, à l’acte d’exister, la préséance sur la quiddité. L’opuscule permet, en outre, de pressentir le lien de cette thèse fondamentale avec l’ensemble des positions que notre philosophe assume ailleurs, et là même se révèle la structure qui certifie l’originalité de son oeuvre.
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BI 11
Le livre de l’homme parfait (Kitâb al-Insân al-Kâmil)
‘Azizoddîn Nasafî (VIIe/XIIIe siècle)

Recueil de traités de soufisme en persan, publiés avec une introduction par Marijan Molé.

58+608 pages, 1962
(3
e édition 1993, 8e édition 2007, 9e édition 2009)

Parmi les écrivains soufis, ‘Azîz Nasafî est l’un des plus anciennement connus en Europe, bien que son oeuvre soit en majeure partie inédite; les manuscrits de ses oeuvres sont pourtant très nombreux, et il a été beaucoup lu. Cela ne va pas sans inconvénients: ses écrits ont bien souffert de leur popularité et leur tradition manuscrite est très compliquée. L’établissement d’éditions sûres, telle que celle qui est ici présentée, est donc indispensable à l’étude d’un auteur incontournable: avec sa théosophie, de structure ismaélienne et d’affinités duodécimaines, Nasafi apparaît comme le représentant d’un de ces mouvements shî’ites dont le bouillonnement est si caractéristique pour les deux siècles qui séparent l’époque des Mongols de celle des Safavides.
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BI 12
Commentaire sur les Paradoxes des Soufis (Sharh-e Shathiyât)
Rûzbehân Baqlî Shîrâzî (522/1128-606/1209)

Texte persan publié avec une introduction en français et un index par Henry Corbin.

45+738 pages, 1966
(2
e édition 1981),
5
e édition 2006.
Rûzbehân est un des grands représentants du “théophanisme” des spirituels de l’Islam. Il fut le contemporain, tout en étant l’aîné, de Sohrawardî, Shaykh al-Ishrâq; par son paradoxe de l’amour, il fut un précurseur de Hâfez, pour ceux qui savent lire celui-ci à la manière des ‘orafâ. La tonalité de sa mystique, et précisément dans l’ouvrage ici présenté, diffère de tout autre: les symboles remplissent, chez Rûzbehân, une fonction dont n’est jamais absent le sentiment pathétique de leur paradoxe; ils n’ont rien à voir avec ce qu’on appelle “allégorie”. Rares sont les livres où sont exprimés, avec une émotivité aussi lucide, l’affrontement de l’inaccessible, la souffrance de l’inaccessible dans cela même qui est atteint.
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BI 13
Les premiers poètes persans
(IXe-Xe siècles)
Fragments rassemblés,édités et traduits par Gilbert Lazard

Tome I: Introduction et traduction française par Gilbert Lazard. Tome II : Texte persan

2 vols, 187+222 p. 1964
t.I épuisé
(2e édition 1982: t.II.)
Les oeuvres des plus anciens poètes persans jusqu’à l’époque ghaznévide (début du Ve/Xe siècle) ne sont connues, sauf exception, que par des fragments qu’on trouve chez des auteurs postérieurs. Les principales sources sont les anthologies, les traités de rhétorique et les dictionnaires, auxquels s’ajoutent occasionnellement d’autres ouvrages.
On trouvera ici rassemblés en un recueil, aussi complet que possible, des fragments conservés de l’oeuvre des poètes antérieurs à 370h., Rûdaki excepté. Les quelques mille cinq cents distiques ainsi réunis ne sont qu’un pauvre reste d’une riche floraison. Ajoutés aux fragments de Rûdaki, ils donnent cependant une idée de la variété de cette production et de l’évolution de la poésie persane depuis les débuts jusqu’à l’époque de Ferdowsi, pendant un peu plus d’un siècle.
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BI 14 et 15
Shâh-Nâma-ye Haqiqat (Le Livre des Rois de Vérité)
Hajj Ne’matollah Mojrem Mokri
Histoire traditionnelle des Ahl-e Haqq.

Texte persan publié avec une introduction, une étude sur les “Fidèles de Vérité”, des notes et des commentaires par Mohammad Mokri. Tome I: Texte du Shâh-Nâma.

24+584 pages, 1966.
(2
e édition, compilation des deux volumes 14 et 15, 1982).

Les Ahl-e Haqq ou Fidèles de Vérité constituent une secte ésotérique existant depuis plusieurs siècles en Iran et qui se rattache dans une certaine mesure au shî’isme. La pensée Ahl-e Haqq s’inscrit bien dans le cadre général de l’islam shî’ite, mais présente des caractères très originaux et incarne une sensibilité religieuse particulière. Les apports de l’Iran préislamique et le legs des sectes extrèmistes post-islamiques ont contribué à constituer un ensemble doctrinal qui présente un intérêt tout spécial.
Si la plupart des livres des Ahl-e Haqq ont été rédigés en dialecte gourani, il ne manque pourtant pas d’ouvrages de la secte en langue persane; ceux-ci ne remontent pas à plus d’un siècle. Parmi eux, le plus important est le Shah-Namâ-ye Haqiqat que nous publions ici.
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BI 16
La Philosophie shi’ite
Sayyed Haydar Âmoli (VIIIe/XIVe siècle)

1-Somme des doctrines ésotériques (Jâmi’ al-asrâr); 2- Traité de la connaissance de l’être (Fî ma’rifat al-wojûd). Textes publiés avec une double introduction et index par Henry Corbin et Osmân Yahyâ.

76+832+62 pages, 1969 .
(2
e édition 1989).
épuisé
Par son ampleur, l’oeuvre de Sayyed Haydar Âmoli fait pendant, pour la période présafavide, à celle de Mollâ Sadrâ Shirâzi pour la période safavide. Son importance, du point de vue philosophique, lui est comparable.
Dans les deux traités publiés ici, Haydar Âmolî se révèle comme un des artisans les plus efficaces de l’intégration de la pensée d’Ibn Arabi à la pensée shî’ite. Toute sa métaphysique de l’être, sa conception du towhîd, sa doctrine des Noms divins et de leur forme épiphanique, tout cela prolonge et amplifie les doctrines d’Ibn ‘Arabi. Toutefois, la définition shî’ite du “Sceau de la Walâyat” modifie certains traits dans la physionomie d’ensemble de la doctrine d’Ibn ‘Arabi, mais c’est au prix de cette modification, ou mieux dit de cette restitution, qu’elle s’est intégrée à la théosophie shî’ite jusqu’à nos jours, et c’est pourquoi l’oeuvre de Haydar Amoli marque un moment d’une importance capitale.
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BI 17
Oeuvres Philosophiques et Mystiques
Shihâbaddin Yahyâ Sohrawardi

Volume II: Œuvres en persan (Opera metaphysica et mystica III), éditées avec une introduction par Seyyed Hosseïn Nasr. Prolégomènes, analyses et commentaires par Henry Corbin.

155+494+80 pages, 4 pl. hors texte, 1970
(2e édition 1977).
épuisé
Le présent volume fait suite aux deux volumes des oeuvres de Sohrawardi antérieurement publiés, à savoir le volume XVI de la Bibliotheca Islamica (Istanbul, 1945) et le volume 2 de la Bibliothèque Iranienne, (Téhéran-Paris 1952). Les quatorze traités en langue persane regroupés dans ce volume sont répartis en trois groupes: les traités philosophiques (I à III), les traités mystiques (IV à XI), et deux traités, classés à part, dont l’attribution à Sohrawardi a pu être parfois contestée. La lecture de ces traités donne un bon aperçu de la doctrine du Shaykh al-Ishrâq, doctrine qui est un des facteurs essentiels de la culture spirituelle iranienne, et constituerait le pilier iranien de toute recherche en philosophie comparée, axée, par exemple, sur le motif de la lumière où l’idée du Paraclet- deux motifs qui, du Moyen Age à la Renaissance, suffiraient à constituer le pilier occidental de la comparaison.
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BI 18
Anthologie des philosophes iraniens depuis le XVIII
e siècle jusqu’à nos jours
Jalâloddîn Âshtiyânî et Henry Corbin

Tome Ier: Textes persans et arabes choisis et présentés par Sayyed Jalaloddin Âshtiyâni, introduction analytique par Henry Corbin.

212+521 pages, 1972.
épuisé

.Le phénomène de la philosophie iranienne des quatre derniers siècles fait apparaître à l’orient du monde islamique une province de la philosophie restée jusqu’ici ignorée des philosophes occidentaux. La présente anthologie, qui est un monument de la philosophie traditionnelle, est également un monument de la science historique. Elle souhaite en effet répondre à plusieurs attentes: attente de l’historien, car il apparaît désormais difficile de traiter les périodes safavide et qadjare de l’histoire iranienne sans se référer aux oeuvres de ceux qui ont configuré le système du monde prévalant à l’époque; attente du philosophe, qui découvrira des penseurs particulièrement en affinité avec les auteurs de nos grandes Sommes médiévales comme avec les platoniciens et hermétistes de notre Renaissance. Ce premier volume, sur les six initialement prévus, regroupe des oeuvres de sept philosophes, sur la soixantaine que les auteurs se proposent d’éditer: Mir Dâmâd, Mir Fendereski, Molla Sadrâ Shirazi, Rajab ‘Ali Tabrîzî, ‘Abdolrrazzâq Lâhîjî, Hosayn Khânsârî et Mollâ Shamsâ Gilânî.
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BI 19
Anthologie des philosophes iraniens depuis le XVIII
e siècle jusqu’à nos jours
Jalâloddîn Âshtiyânî et Henry Corbin

Tome II: Textes choisis et présentés par Sayyed Jalaloddin Âshtiyâni. Introduction analytique par Henry Corbin.

164+556 pages, 1975.
épuisé
Ce second volume de la vaste anthologie commencée au volume 18 de la Bibliothèque Iranienne, contient des oeuvres des philosophes suivants: Sayyed Ahmad ‘Alawî, Mohsen Fayz Kâshânî, Mohammad Ibn ‘Alî Rezâ Aghâjânî, Hoseyn Tonkabonî, Quwâmoddîn Râzî, Mohammad Rafî’, Pîr-Zâdeh et Mohammad Baqir Sabzavârî.
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BI 20
Traités des Compagnons-Chevaliers
(Rasâ’il-e javânmardân)
Recueil de sept Fotowwat-nâmeh publié par Morteza Sarrâf. Introduction analytique par Henry Corbin.

110+328 pages, 1973
(2
e édition 1991).
épuisé

Le phénomène que désignent respectivement le mot arabe fotowwat et le mot persan javânmardî, est caractéristique entre tous de la civilisation spirituelle de l’Islam. Il intéresse au premier chef aussi bien le chercheur en sciences religieuses que le philosophe et le sociologue. Chevalerie spirituelle et mystique, la fotowwat amène celui qui s’y engage à se conduire en chevalier de l’âme et de la foi, dont l’idéal et les règles de vie s’expriment tout au long des traités publiés ici, les Fotowwat-Nâmeh. S’il existe des Fotowwât-Nâmeh pour les soufis, il en existe aussi pour toutes les formes de métier et de profession. On en aura un exemple dans le texte rarissime qui clôt ce volume, le Fotowwât-Nâmeh des artisans de tissus imprimés (tchit-sâzan).
De l’ensemble des sept Fotowwat-Nâmeh qui composent le présent recueil, six ont été composées entre le VIIe/XIIIe s. et le IXe/XVe s.
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BI 21
Correspondance spirituelle échangée entre Nûroddîn Esfarâyeni (ob. 717/1317) et son disciple ‘Alâoddawleh Semnâni (ob. 736/1336).

Texte persan publié avec une introduction par Hermann Landolt.

52+135 pages,1972,
épuisé
A côté des grandes oeuvres de la littérature mystique de l’Islam, lues par un public plus ou moins étendu, il y a le genre relativement peu connu des lettres et correspondances privées. L’un des maîtres iraniens qui nous ont laissé un corpus considérable d’écrits de ce genre, fut Nûroddin ‘Abdolrrahmân-e Esfarâyeni (639/1242-717/1317) dont nous publions ici ce qui nous est parvenu de la correspondance échangée avec celui qui fut sans doute son disciple préféré, ‘Alâoddawleh-ye Semnânî (659/1261-736/1336). Cette correspondance s’étend sur une période d’environ trente-cinq ans, jusqu’à la mort du Maître, et se répartit en deux ensembles: la première partie, publiée par Semnânî lui-même, a probablement été écrite avant la rencontre des deux hommes; ce sont des lettres de direction spirituelle au sens propre du mot. Dans la seconde partie, les deux maîtres donnent des récits très personnels d’expériences mystiques ou exposent dans une langue souvent dense et allusive, des points essentiels de leur doctrine soufie; c’est en fait la correspondance entre deux amis.
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BI 22
Le Texte des Textes (Nass al-Nosus)
Seyyed Haydar Âmolî (VIIIe/XIVe siècle)
Commentaire sur les “Fosûs al-hikam” d’Ibn ‘Arabi. Les Prolégomènes, publiés avec une double introduction et un quintuple index par Henry Corbin et Osmân Yahyâ. Tome Ier : Texte et double Introduction .

46+545 pages, 28 diagrammes hors texte, 1975
(2
e édition 1988).
épuisé
L’oeuvre que nous présentons ici en édition princeps ne constitue que les prolégomènes du très vaste commentaire consacré par Sayyed Haydar Âmoli à un ouvrage d’Ibn Arabî, le Kitab Fosûs al-hikam, qui depuis plus de sept siècles, n’a cessé d’être lu, relu et médité par les spirituels de l’Islam. Ces “prolégomènes” forment une “Somme” de théosophie mystique qui se suffit à elle-même. Quant à l’oeuvre elle-même, Haydar Âmoli l’a intitulée “Le Texte des Textes” (Nass al-Nosûs) pour montrer simultanément l’importance qu’il attachait au texte original d’Ibn ‘Arabi et au commentaire qu’il lui consacre.
La connaissance de cette oeuvre est indispensable pour une représentation adéquate de la pensée et de la spiritualité islamiques depuis le XIIIe siècle jusqu’à nos jours, plus spécialement de la philosophie et de la spiritualité shî’ites ou imâmites.
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BI 23
Le Tâlech, une région ethnique au nord de l’Iran
Marcel Bazin

1980 A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations, Synthèse n° 1.
2 vols., 220 pages + 34 planches et 314 pages + 48 planches,21x29,7cm
ISBN 2-86538-004-1
épuisé
Le terme “Tâlech” est à la fois un toponyme désignant en général le versant oriental de la chaîne –partie occidentale de l’arc montagneux qui borde l’Iran au nord– et un “terme ethnique” désignant ses habitants. Apprécier la cohérence de la “région ethnique” du Tâlech revient à poser la question suivante: les différences entre les microrégions du Tâlech sont-elles plus ou moins grandes que celles entre les Tâlech et leurs voisins? La thèse de Marcel Bazin se propose de répondre à cette question, parmi d’autres, et pose aussi le problème de la pertinence d’un découpage régional à base ethnique: n’est-il plus que la survivance d’un passé révolu? Dans le cas du Tâlech iranien, divers facteurs tendent à affaiblir l’identité ethnique et à lui substituer d’autres critères de différenciation régionale, mais il existe aussi des facteurs antagonistes favorables au maintien du rôle de l’ethnie.
Marcel Bazin, né en 1944, est professeur de géographie à l’université de Reims, spécialiste de géographie culturelle de l’Iran et du Moyen-Orient.
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BI 24
Gilân et Âzarbâyjân oriental,
cartes et documents ethnographiques
Marcel Bazin et Christian Bromberger avec la collaboration de Asghar Askari et Asghar Karimi

1982, A.D.P.F.,
Editions Recherche sur les Civilisations, Synthèse n° 12. 108+16 pages, 21x29,7cm, 16 pl. h.t., 42 cartes, ill.
ISBN 2-86538-024-6 ISSN 0241-3996
en vente à l'adresse suivante :
www.ladocumentationfrancaise.fr
Ce volume de documents et de cartes, consacré aux versants humide et aride de l’Alborz nord-occidental, est le fruit de recherches sur le terrain effectuées de 1972 à 1977 par Asghar Askari (Centre d’Ethnologie de l’Iran), Marcel Bazin (Université de Nancy II), Christian Bromberger (Université de Provence) et Asghar Karimi (Centre d’Ethnologie de l’Iran).
La zone étudiée se caractérise par une grande diversité écologique et culturelle. Pour cerner ces variations, on a combiné enquêtes “approfondies” dans quelques “lieux témoins” principaux et recherche extensive par de multiples sondages dans la région. Le partage entre ces deux types d’enquêtes reflète assez bien les démarches complémentaires des deux disciplines représentées dans l’équipe: l’ethnologie et la géographie.
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BI 25
Pensées politiques de l’Ayatollah Khomeyni
Présentation thématique au travers de ses écrits et discours depuis 1941
Yseult A. Henry

A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations, 1980,Mémoire n° 3, 78 pages, 21x29,7cm
ISBN 2-86538-006-8 .
épuisé
Le présent ouvrage met à la disposition de ceux qui s’intéressent à la politique et à l’Islam des extraits illustrant les principales thèses représentatives de la pensée d’un dignitaire de la hiérarchie religieuse shî’ite parvenu au faîte du pouvoir, et qui sont, par là même, devenues autant d’éléments constitutifs d’un modèle islamique. L’ensemble des citations recueillies est présenté dans le but de satisfaire au besoin d’information de nos contemporains. Elles ont été choisies non pas dans un esprit polémique, mais au contraire avec le souci constant de demeurer objectif.
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BI 26
Art et société dans le monde iranien
Volume préparé par Chahryar Adle


1982, A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations, Synthèse n° 9, 380 pages, 21x29,7cm, ill.
ISBN 2-86538-038-6 ISSN 0247-8552
épuisé
Dans le titre du présent volume, l’expression “Monde iranien” marque l’ambition tant de traiter du passé islamique de l’Iran dans d’autres perspectives que celles d’une science orientaliste se suffisant à elle même, que de favoriser des investigations convergentes. L’expression désigne l’ensemble des terres et des peuples dont les cultures ont été iraniennes ou dominées par l’Iran et, auparavant, par ceux qui les précédèrent sur le sol que les Iraniens occupèrent par la suite de façon permanente ou durable. Cet ouvrage collectif réunit sous quatre rubriques (peinture, art du métal et société, céramique, architecture) douze contributions de grands spécialistes, couvrant une vaste période qui va du Xe au XIXe siècle.
Chahryar Adle, né en 1944, est historien de l’art et directeur de recherche au CNRS.
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BI 27
Les Gorbat d’Afghanistan, aspects économiques d’un groupe itinérant “jat”
Aparna Rao

A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations, Mémoire n° 14. 2 vols; 220 pages + 34 planches, 21x29,7cm.
ISBN 2-86538-028-9 ISSN 0241-3996 1982

épuisé

Conçue à l’origine comme une analyse de l’économie d’un petit groupe itinérant et marginal en Afghanistan, cette étude a pris peu à peu la forme d’une monographie des Gorbat, l’un des six groupes ethniques désignés en Afghanistan par le terme “Jat”. Après avoir décrit le contexte historique des Gorbat, A. Rao présente le cadre technique des forces de production à l’intérieur du groupe; elle expose ensuite les conditions dans lesquelles les Gorbat voyagent avant de décrire les relations qu’ils entretiennent avec les non-Gorbat. Enfin, la dernière partie de l’étude analyse les relations de production qui existent à l’intérieur du groupe.
Aparna Rao (1950-2005) a été professeur d’ethnologie à l’université de Cologne. On lui doit de nombreux travaux sur le nomadisme.
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BI 28
Aux sources de la nouvelle persane
Christophe Balaÿ, Michel Cuypers

A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations, Mémoire n° 23, 216 pages, 21x29,7cm, ill.
ISBN 2-86538-057-2 ISSN 0291-1655
en vente à l'adresse suivante : www.ladocumentationfrancaise.fr
La littérature persane manifeste une exceptionnelle faculté d’intégration qui lui permet d’assimiler les apports culturels successifs sans subir de transformation fondamentale et sans que soient remis en cause les principes qui régissent son organisation interne. Vers la fin du XIXe siècle, la Perse subit un choc comparable à la conquête arabe: celui de la culture occidentale. La rupture qui en résulta fut grave et profonde, et pourtant nécessaire: l’adoption de nouvelles structures permit à la littérature persane l’exploration de voies inconnues. Parmi elles, la nouvelle remporta un succès qui ne s’est pas démenti par la suite. Se présentant comme un genre tout à fait inédit en littérature persane, elle s’y découvre pourtant de très vieux liens de parenté et y trouve, plus harmonieusement que le roman, la place qui lui était potentiellement réservée dans le creuset des formes traditionnelles.
Christophe Balaÿ, né en 1949, est professeur de langue et littérature persanes à l’INaLCO (Paris).
Michel Cuypers, né en 1941, docteur ès lettres, est chercheur associé à l’IDEO.
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BI 29
La musique iranienne, tradition et évolution
Jean During


A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations,1984, Mémoire n° 38, 243 pages, 21x29,7cm, ill.)
ISBN 2-86538-087-4 ISSN 0291-1655
épuisé
La musique de l’Iran a conservé beaucoup d’aspects traditionnels. Le processus d’acculturation y est très récent et ne remonte qu’au début du siècle. Le développement matériel du pays a eu un impact inévitable sur la culture mais, une fois calmée la soif de modernité, un retour aux valeurs traditionnelles s’est esquissé dans les années 70. En Orient, le destin de la musique est tributaire d’un ensemble de conditions réunies dans un équilibre des plus fragiles. L’un des buts de la présente étude est de montrer à quel point la tradition, que d’aucuns considèrent comme immuable, défiant le temps et les événements, est en fait bien plus soumise à la marche de l’histoire que ne l’est par exemple la musique occidentale.
Jean During, né en 1947, ethnomusicologue, est directeur de recherche au CNRS.
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BI 30
Le Livre d’Ardâ Virâz tranlittération, transcription et traduction du texte pehlevi
Philippe Gignoux

1984, A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations, Cahier n° 14, 282 pages, 21x29,7cm.
ISBN 2-86538-075-0 ISSN 0291-1701
épuisé
L’Ardâ Vîrâz Nâmag est, parmi les ouvrages mazdéens en pehlevi, l’un des plus populaires et des plus connus. Quoique de rédaction tardive, il est l’une des principales sources pour la connaissance des doctrines sur l’au-delà dans l’Iran ancien. C’est, dans le domaine de l’eschatologie, un dernier jalon qu’il faut comparer aux données de l’Avesta (et à la traduction pehlevie du Hadoxt Nask), et à ce que nous connaissons maintenant du même sujet à l’époque sassanide, grâce aux textes épigraphiques du mage Kirdîr, relatant une vision qu’il aurait eue du paradis, à l’instar d’Ardâ Vîrâz, et comme lui, peut-être au cours d’un voyage extra-terrestre qui s’apparente fort aux voyages de type chamanique. Quant on sait l’importance centrale qu’occupe l’eschatologie dans le mazdéisme, on aura déjà compris l’intérêt majeur de l’ouvrage.
Philippe Gignoux, né en 1931, historien des religions (zoroastrisme, Orient chrétien) a été directeur d’études à l’EPHE.
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BI 31
Les encyclopédies persanes: essai de typologie et de classification des sciences
Živa Vesel

1986, A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations, Mémoire n° 27, 70 pages, 21x29.7cm.
ISBN 2-86538-139-4, ISSN 0291-1655

épuisé

Les recueils de science constituent un genre qui apparaît en Iran à la première maturation de la littérature persane. Ils reflètent par leur diversité les sens multiples qu’a revêtus le terme de “science” au cours du temps. Les auteurs de ces ouvrages tentent avant tout de livrer l’ensemble de leurs connaissances sur un sujet donné. C’est ainsi que les sommes religieuses, philosophiques et autres ont vu le jour.
Le savoir iranien à l’époque médiévale englobe l’art (honar), la science (’elm) et la culture du temps (adab). C’est un savoir acquis par expérience, donc perfectible. Une littérature très riche est associée à chacune de ces trois notions dans le monde iranien traditionnel. Certaines des encyclopédies persanes couvrent parfois les trois aspects. De tels textes encyclopédiques ont une importance qui dépasse leur fonction première de manuel: dans la mesure où une encyclopédie est aussi un “miroir”, elle renvoie le reflet des aspirations profondes d’une époque.
Živa Vesel, née en 1948, est chercheur en histoire des sciences au CNRS.
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BI 32
Moralia,
les notions morales dans la littérature persane du 3e/9e au 7e/13e siècle
Charles-Henri de Fouchécour

1986, A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations, Synthèse n° 23, 519 pages, 21x29.7cm.
ISBN 2-86538-153-6

en vente à l'adresse suivante : www.ladocumentationfrancaise.fr

Le présent ouvrage relève de l’un des domaines centraux de la culture iranienne d’expression persane, la morale. Le cadre général de la recherche a été fourni par la nature des textes et par leur position dans l’histoire, mais aussi par la langue dans laquelle ils ont été écrits. Si nombre d’auteurs ont été bilingues (arabe et persan), leurs écrits en persan n’ont pas les mêmes destinataires que les écrits en arabe: la morale d’expression persane destinée à l’ensemble des personnes appartenant au domaine linguistique où domine le persan, est prédestinée de ce fait à recourir aux ressources du discours capables d’inculquer au plus grand nombre ce qu’il y a de plus essentiel en morale. En ce sens, les écrits en persan peuvent être particulièrement révélateurs des racines d’une mentalité et des tâtonnements de celle-ci dans son évolution.
Charles-Henri de Fouchécour, né en 1925, professeur émérite à l’université Paris III, est spécialiste en littérature persane classique. Il est le fondateur de la revue Abstracta Iranica.
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BI 33
Le tapis persan ou le jardin de l’éternel printemps
Patrice Fontaine

1990, Editions Recherche sur les Civilisations, hors collection, Paris-Téhéran, 179 pages, XXIV planches h.t.
ISBN 2-86538-208-3

en vente à l'adresse suivante : www.ladocumentationfrancaise.fr

Très largement répandu en Iran, le travail du tapis constitue, au niveau national, une activité importante par le volume de ses exportations. Il fournit en outre, sur le plan local, de nombreux emplois et permet aussi à bon nombre de familles d’améliorer sensiblement leurs revenus en tissant pour le compte d’un négociant. Si l’on dispose de très nombreux ouvrages sur les tapis persans, les analyses précises du contexte de production, des techniques de fabrication et du style de ces tapis sont, en revanche, beaucoup plus rares. Cet ouvrage sur le travail du tapis en Iran central s’inscrit dans la gamme limitée d’études monographiques sur le tissage, apportant tout à la fois un grand nombre d’informations originales et, sur un certain nombre de thèmes, une réflexion novatrice.
Patrice Fontaine, né en 1949, docteur en ethnologie, se consacre à l’étude des textiles et des techniques moyen-orientales au sein des formations de recherche Mondes iranien et indien du CNRS et Technologie comparée du Musée de l’Homme.
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BI 34
Le nomadisme dans le Nord du Khorasan
Mohammad-Hossein Papoli Yazdi

1991, Paris-Téhéran, 434 pages, 23 figures, 43 photos.
ISBN 90-6831-2152
épuisé

Dans le nord du Khorâssân se trouve la plus importante communauté kurde vivant en dehors du Kurdistan. Parmi elle, vivent quelques milliers de familles nomades ou semi-nomades qui ont conservé leurs caractères ethniques et contrôlent une grande partie du petit bétail de la région. En perpétuant leurs longues migrations et leur mode de vie traditionnel, ces pasteurs, longtemps brimés par des politiques qui leur étaient défavorables, ont souvent réussi à moderniser leurs activités.
M.-H. Papoli Yazdi leur a consacré plusieurs années d’enquêtes minutieuses effectuées en toutes saisons dans les campements et villages kurdes; il nous montre très concrètement comment ces populations, souvent obligées de se sédentariser, ont su remplacer les chameaux par des camions et chercher à adapter leur “entreprise d’élevage” aux conditions actuelles du marché, dans un Iran en plein bouleversement.
Ce livre apporte non seulement un éclairage sans concessions sur la situation des campagnes et les possibilités d’évolution du nomadisme dans l’Iran d’aujourd’hui, mais aussi une réflexion sur l’intérêt économique des migrations pastorales dans des milieux écolo-giquement difficiles.
Mohammad-Hossein Papoli Yazdi, né en 1949, est professeur de géographie à l’université de Mashhad et membre associé de l’équipe de recherche Mondes iranien et indien du CNRS.
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BI 35
Peinture et arts du livre
Yves Porter

1992, Paris-Téhéran, 250 pages,
13 planches photos. Traduit en anglais, éditions Manobar,
New-Delhi, 1994.

ISBN 90-6831-407-6

épuisé

L’excellence et la réputation de la peinture persane ne sont ni inconnues ni à prouver. Il existe des milliers de peintures, conservées dans les diverses collections répandues à travers le monde, pour la plupart cataloguées et identifiées. Nombreux ont été les amateurs et historiens de l’art à s’intéresser à cette forme de l’art persan. Ce livre propose d’envisager la peinture et les arts du livre du monde indo-iranien non pas au travers de l’histoire de l’art mais à la lumière des textes persans qui en décrivent les techniques. Le but d’une telle démarche est de fournir des éléments de description des techniques et d’enrichir ainsi la lecture traditionnelle de l’histoire de l’art en lui donnant des critères objectifs. Les divers matériels nécessaires à la peinture et à la confection d’un manuscrit enluminé sont donc décrits, et la chaîne opératoire du montage et de l’élaboration de ces manuscrits est détaillée. Une deuxième partie traite plus spécifiquement des artistes et artisans qui, regroupés en ateliers, ont contribué à créer ces manuscrits.
Yves Porter, né en 1957, est docteur ès lettres. Spécialiste des arts et techniques, il enseigne à l’université d’Aix Marseille.
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BI 36
Musique et Mystique dans les traditions de l’Iran
Jean During

1990, Paris-Téhéran, 688 pages.
ISBN 90-6831-191-3

épuisé

Ce livre pose de manière nouvelle l’éternelle question du mystère et du pouvoir de la musique. Par une vocation millénaire, le génie iranien a réservé une place centrale à la mystique dans ses manifestations les plus diverses, du soufisme populaire jusqu’à la métaphysique illuminative. La mystique a investi tous les arts iraniens, en particulier la musique avec laquelle elle présente de nombreuses affinités de nature et d’expression. Dans des couches culturelles et ethniques aussi diverses que celles des guérisseurs balutches, des derviches kurdes ou des lettrés persans, les traditions musicales sont cultivées comme l’expression privilégiée, voire la méthode d’induction du hâl, extase dont les manifestations et les contenus sont les plus divers. En peignant une sorte de triptyque du mysticisme iranien et islamique, Jean During présente et analyse les répertoires spécifiques musicaux et poétiques, pénètre l’imaginaire, décrypte les symboles et dégage les significations essentielles et les structures métaphysiques tout en montrant comment elles s’articulent avec les formes musicales et leur pratique. Cet ouvrage contribue aussi bien à la connaissance de la culture persane et islamique qu’à la musicologie et la philosophie de l’art en général; il repose sur des années de recherche sur le terrain et sur une longue pratique de la musique persane.
Jean During, né en 1947, ethnomusicologue, est directeur de recherche au CNRS.
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BI 37
Téhéran, capitale bicentenaire
Chahryar Adle et Bernard Hourcade éds.

1992, Paris-Téhéran, 386 pages, nbrs. ills., 5 cartes hors texte.
ISBN 90-6831-480-7 ISBN 2-87723-055-4

épuisé

Téhéran, la capitale d’un des États les plus anciens du monde, n’a que deux cents ans. La bourgade fortifiée où s’est établi le premier souverain qajar est devenue une métropole immense de huit millions d’habitants. Pendant des siècles chaque nouvelle dynastie s’installait dans une ville différente, mais depuis 1786 les gouvernements de l’Iran sont restés dans cette ville que l’on dit pourtant sans mémoire et mal aimée. L’histoire des monuments, de l’urbanisme ou des habitants de Téhéran s’identifie avec la lente création d’un État iranien centralisé où les villes ont désormais le pas sur les villages et les tribus. Avec son centre étouffé, ses banlieues sans fin, ses conflis sociaux et culturels et l’accumulation des richesses nationales, Téhéran a été le centre de la révolution islamique. C’est la clé de l’Iran d’aujour-d’hui.
Chahryar Adle, né en 1944, est historien, directeur de recherche au CNRS.
Bernard Hourcade, né en 1946, est géographe, directeur de recherche au CNRS. Il a dirigé de 1994 à fin 2004 l’UMR 7528-Monde iranien au CNRS.
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BI 38
Itinéraire d’un enseignement
Henry Corbin

Téhéran, 197 pages
ISBN 2-909961-00-1
ISBN 2-909961-01-X, 1993,
.


Ce volume recueille l’ensemble des comptes-rendus rédigés par Henry Corbin pour l’Annuaire de la Section des Sciences religieuses de l’École Pratique des Hautes Études, de 1954 à 1978. Étape par étape, de Sohravardi à l’École d’Ispahan, des Ismaéliens aux Shaykhis, ces méditations explorent la géographie spirituelle de l’islam iranien.
Les thèmes majeurs de la pensée de Henry Corbin, l’exercice de sa méthode phénoménologique y trouvent un éclairage singulier: le lecteur y verra se lever, au degré d’horizon qui leur est propre, des réalités essentielles de la gnose spéculative, de la mystique et de l’imamologie. Ces pages ainsi rassemblées forment le relevé précis de l’itinéraire parcouru. Elles offrent aussi divers programmes pour une recherche toujours ouverte.
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BI 39
Études safavides
Jean Calmard (éd.)

Téhéran, 420 pages, 29 planches photo. 4 cartes h.t
.
ISBN 2-909961-02-8 1993,

Lointaine conséquence des invasions mongoles, l’état safavide (1501-1722) est souvent présenté de manière stéréotypée, comme l’émergence d’une dynastie nationale iranienne renouant avec le prestigieux passé de l’Iran sassanide. Bien que l’officialisation du shî’isme imamite par les Safavides ait provoqué la division de l’Orient islamique en entités distinctes – Ottomans à l’Ouest, domaine des Safavides au centre, Uzbeks et Timourides/Moghols en Asie Centrale et en Inde – toute cette vaste zone reste imprégnée de valeurs culturelles iraniennes.
L’Iran des Safavides a constitué un enjeu politique et économique pour les visées expansionnistes européennes; ses brillantes réalisations culturelles ont fasciné les voyageurs européens de plus en plus nombreux jusqu’au début du XVIIIe siècle. Aujourd’hui la critique historique révèle que tout n’allait pas pour le mieux dans le royaume du Grand Sophy et que les roses de la belle ville-jardin d’Ispahan n’étaient pas sans épines.
Jean Calmard, né en 1931, est directeur de Recherche honoraire au CNRS. Il a dirigé le Centre d’Etudes islamiques et orientales d’Histoire comparée et a enseigné l’Histoire de l’Iran à l’EPHE (Section des Sciences historiques etphilologiques), et à l’INaLCO.
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BI 40
La végétation altitudinale de l’Alborz central (Iran)
Jean-Claude Klein

1993, Téhéran, 281 pages, 32 figures, 6 tableaux h.t.,17 planches photos couleurs. Nouvelle édition, 2002, Téhéran.
ISBN 2-909961-03-6
épuisé

Entre les plateaux arides de l’Iran central et les zones tempérées de la Caspienne, le massif de l’Alborz constitue une limite topogéographique tout à fait remarquable entre les régions euro-sibérienne et irano-touranienne.
Sur le versant méridional se succèdent des communautés subalpines à base de grandes ombellifères, des communautés alpines à coussinets épineux passant à des groupements à coussinets inermes. Ces genres de communautés se trouvent également dans les massifs d’Asie moyenne, du Paropamisus au Tien Shan central.
Sur le versant septentrional, en relation avec les nuages et les brumes venus de la Caspienne, se développent deux types de chênaies subalpine à Quercus macranthera, qui se retrouvent dans les Caucases sous des conditions climatiques comparables.
Jean-Claude Klein, né en 1937, docteur ès Sciences, a enseigné à l’Université de Paris VII. Il effectue des recherches dans le laboratoire de l’Université de Paris-Orsay.
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BI 41
L’économie de l’Iran islamique, entre l’état et le marché
(The Economy of islamic Iran, between State and Market)
Thierry Coville (éd.)

1994, Téhéran, 305 pages.
ISBN 2-906053-08-7 ISBN 2-909961-09-5

Depuis le début des années 80, c’est d’abord la gravité et la complexité de la crise économique que traverse l’Iran qui retiennent l’attention: désordres monétaires, chute du niveau de vie moyen de la population, développement de l’économie informelle, dépendance accrue vis-à-vis du pétrole, etc. C’est dans ce contexte que le gouvernement iranien décide de mettre en oeuvre une politique de libéralisation économique et politique qui à priori constituerait un retournement dans l’histoire de l’Iran moderne, l’État ayant toujours eu un rôle central dans le mode de développement de ce pays.
Ce livre, qui est basé sur une conférence organisée à Paris en 1993 par le CNRS et l’Université Âzâd Eslâmi, réunit des études (dont 9 en anglais) réalisées pour la plupart par des économistes iraniens travaillant en Iran, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis.
Thierry Coville, né en 1961, est docteur en économie. Ses recherches portent sur le système financier iranien depuis la révolution.
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BI 42
Les Iraniens d’Istanbul
Thierry Zarcone et Fariba Zarinebaf-Shahr (éds.)

1993, Téhéran-Istanbul (Varia Turcica XXIX), 286 pages, 18 figures.
ISBN 2-906053-32-5 ISBN 2-909961-07-9


À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, au moment où le puissant Empire ottoman vacille et que partout éclatent des révolutions inspirées par l’esprit libéral et le constitutionnalisme, où dans tout le Moyen-Orient se multiplient les mouvements modernistes, Istanbul apparaît sans conteste comme l’un des centres de ce renouvellement politique et intellectuel en terre d’Islam. C’est à Istanbul que se sont retrouvés, entre autres, un grand nombre de Persans: commerçants établis depuis longtemps déjà dans cette ville, Porte de l’Occident, puis surtout intellectuels et hommes de lettres chassés de leur pays pour des raisons politiques.
Cette communauté iranienne d’Istanbul, très mal connue jusqu’à présent, est présentée ici dans sa vie quotidienne, ses débats politiques, ses manifestations religieuses et sa vie culturelle.
Thierry Zarcone, né en 1958, historien des idées et philosophe, est chercheur au CNRS.
Fariba Zarinebaf-Shahr, née en 1959 à Tabriz, est historienne, docteur de l’Université de Chicago et research associate auprès de la même université.
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BI 43
La beauté menacée Anthropologie des maladies de la peau en Iran
Nilofar Jozani

1994, Téhéran, 328 pages, 16 planches photos
ISBN 2-909961-05-2 ISBN 2-909961-06-0 .


Ce livre propose une réflexion d’ensemble sur la médecine populaire en Iran sous un angle ethnologique. Cette médecine représente plutôt un savoir-vivre qu’un savoir-guérir comme le montre avec science et nuance Nilofar Jozani à travers l’exemple des maladies de la peau.
La beauté menacée par la maladie pose un problème médical mais surtout social. C’est pourquoi la vision que les malades et leur entourage ont des maladies et les méthodes de guérison que proposent la médecine et la pharmacopée populaires nous conduisent jusque dans les recoins les plus secrets de la culture persane.
Les femmes iraniennes sont les dépositaires de ces sciences populaires qui peuvent guérir. Elles sont au centre de ce livre: elles racontent, enseignent, transmettent. Elles parlent de la vie.
Nilofar Jozani, née en 1959 à Téhéran, est docteur en anthropologie de l’Université de Paris X-Nanterre.
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BI 44
Pand-o-Sokhan Mélanges offerts à Charles-Henri de Fouchécour
Christophe Balaÿ, Claire Kappler et Živa Vesel (éds.)

1995, Téhéran, 348 pages, 25 planches photos.
ISBN 2-909961-14-1 ISBN 2-909961-15-X

épuisé

Cet hommage réunit des contributions sur la culture iranienne, la littérature – notamment poétique –, mais également sur les questions de langue, d’histoire, d’histoire de l’art et des courants de pensée, ésotériques et philosophiques. Le titre, Pand-o-Sokhan (Le conseil et la parole), évoque les deux aspects majeurs de l’oeuvre de C.-H. de Fouchécour: la littérature parénétique et la poésie qui représente pour les Iraniens la Parole par excellence.
Charles-Henri de Fouchécour, né en 1925, est Professeur Emérite à l’Université de la Sorbonne Nouvelle-Paris III. Il est spécialiste de la littérature persane classique.
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BI 45
L’Iran face à la domination mongole
Denise Aigle, (éd.)

1997, Téhéran, 400 pages, 47 figures.
ISBN 2-909961-12-5

Au XIIIe siècle, la formation par les Mongols d’un empire qui, dans sa plus grande extension, s’étendit du Pacifique à la Hongrie a marqué une rupture dans l’histoire de l’Eurasie. Pendant un siècle et demi environ, des pays de vieilles traditions sédentaires, comme la Chine et l’Iran, seront soumis à la même influence d’un peuple nomade de la steppe. Les études réunies dans ce volume traitent des Ilkhans, les Mongols d’Iran. Au cours des siècles précédents, l’Iran avait subi d’autres grandes invasions qui, tout en ayant considérablement augmenté le nombre d’éléments tribaux dans le pays, n’avaient pas transformé en profondeur les structures politiques et sociales. La domination du pays par les Mongols, en revanche, représenta une phase historique sans précédent: un pays musulman se trouva assujetti à un pouvoir non-islamique.
Malgré les perturbations causées par la domination d’un pouvoir qui lui était totalement étranger, l’Iran est parvenu à maintenir ses traditions administratives, culturelles et religieuses. Au cours de son histoire, l’Iran a souvent retrouvé une unité sous la domination d’envahisseurs étrangers; de même, les Ilkhans lui ont redonné un semblant d’unité politique qui a favorisé la circulation des hommes et des idées, ainsi que les échanges commerciaux, artistiques et scientifiques entre Orient et Occident.
Denise Aigle, née en 1943, est Maître de conférences à l'école Pratique des Hautes ةtudes (EPHE, Section des Sciences religieuses) et membre de l’équipe de recherche “Monde iranien” du CNRS. Elle est spécialiste de l’histoire religieuse et culturelle de l’Orient musulman médiéval.
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BI 46
Techniques et ressources en Iran du 7e au 19e siècle
Parviz Mohebbi

1996, Téhéran, 284 pages, 26 figures, 7 planches photos h.t., 11 cartes géographiques.
ISBN 2-909961-16-8 ISBN 2-909961-17-6

Parviz Mohebbi traite ici d’un sujet original, l’histoire du premier machinisme dans le monde iranien. Il s’appuie sur des sources écrites et iconographiques, tant anciennes que modernes– parmi lesquelles un manuscrit de Hâfez-e Esfahâni, du début du XVIe siècle, tient une grande place– pour mettre en lumière les rapports entre réalisations techniques, ressources et matériaux, d’une part, et contexte politique, d’autre part.
Une analyse détaillée des moyens de transport et des ressources naturelles conduit à la description des principales machines qui virent le jour en Iran du VIIe au XIXe siècle: Parviz Mohebbi les situe dans leur cadre géographique, historique, économique et institutionnel. Il propose ainsi des éléments d’interprétation (modalités de transmission du savoir, blocages sociaux) pour expliquer les particularités du paysage technique de l’Iran pré-industriel.
Parviz Mohebbi, né en 1953, est docteur en histoire des techniques. Il collabore avec le CNRS en tant que chercheur libre sur le monde iranien.
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BI 47
Le combat du colombophile (Jeu aux pigeons et stigmatisation sociale)
Aladin Goushegir

1997, Téhéran, 234 pages, 24 figures. Texte bilingue (traduction en persan par l’auteur).
ISBN 2-909961-18-4

Le jeu aux pigeons est une activité ludique exceptionnelle à laquelle se livrent publiquement les hommes en Iran aujourd’hui. Qu’elle se présente sous la forme de compétition ou de pari, la capture des pigeons passionne les adolescents et les adultes. Les sacrifices matériels et affectifs qu’exige le jeu sont à la mesure du plaisir que procure ce volatile. Fondé sur une répartition sexuelle des tâches et réalisé à partir des toits des maisons traditionnelles d’où s’expose l’espace intime de la cour voisine au regard indiscret du joueur, ce jeu est facilement stigmatisé socialement.
L’étude de la colombophilie semble donc mettre à jour le mécanisme par lequel fonctionne l’exclusion des individus par la stigmatisation collective. Pourtant, ce jeu, plus sain que bien d’autres expédients laissés aux adolescents dans un monde fait pour les adultes, semble être un apprentissage de la vie par le jeu. Le pigeon évoque à la fois la vie et la mort, la loyauté et la trahison, la guerre et la paix. Aladin Goushegir, né en 1949, membre associé de l’UMR 7528 (Mondes iranien et indien) du CNRS, est actuellement enseignant à l’Université Shahid Chamran à Ahwaz.
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BI 48
La genèse du roman persan moderne
Christophe Balaÿ

1998, Téhéran, 512 pages
ISBN 2-909961-19-2

Le roman persan s’est constitué comme genre littéraire à part entière en un temps où l’Iran était en pleine transformation politique et sociale: la deuxième moitié du XIXe siècle et les premières décennies du XXe siècle virent l’effondrement progressif du système féodal et le ressaisissement de la société sur des bases intellectuelles et technologiques nouvelles.
Ces changements affectent le système littéraire par la transformation des modes de transmission du savoir, via l’imprimerie puis la presse, mais aussi par l’irruption des cultures étrangères que véhiculent les rivalités de la diplomatie européenne en Perse. La création d’écoles nouvelles, l’envoi d’étudiants à l’étranger et la venue d’enseignants européens sont déterminants dans l’explosion d’un phénomène capital: la traduction. Avec enthousiasme, parfois une hâte un peu naïve, on adopte les modèles étrangers, les romans européens, surtout français. Ainsi éclatent les normes anciennes pour donner naissance à de nouvelles, qui s’inspirent des transformations socio-politiques du pays en leur donnant forme et expression.
Toutefois, les formes narratives qui jadis avaient fleuri dans la littérature persane ne disparaissent ni d’un seul coup, ni pour toujours; des lenteurs, des “reculs” apparaissent jusque vers les années 30: c’est ce que permet de conclure l’étude d’une quinzaine de ces romans écrits entre le dernier tiers du siècle dernier et 1940.
Au-delà de la forme, une nouvelle conception de la littérature se fait jour, qui met en jeu bien plus qu’un simple corpus de textes, mais toute une société et le regard qu’elle porte sur son présent et son passé: ce qu’il est convenu d’appeler culture.
Christophe Balaÿ, né en 1949, est professeur de langue et littérature persanes à l’INaLCO (Paris).
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BI 49
Discours sur l’oeil d’Esmâ‘il Gorgânî
Bertrand Thierry de Crussol des Epesse

1998, Téhéran, coédition Presses Universitaires d’Iran et IFRI, 320 pages, 2 figures
ISBN 2-909961-20-6


Esmâ‘il Gorgâni, médecin iranien ayant exercé au Hvarazm dans la première moitié du XIIe siècle, est connu comme l’auteur d’une encyclopédie médicale rédigée en persan, le Dahirah-ye Hvarazmshahi (Trésor du Chah du Hvarazm). Homme de cour autant que praticien, Gorgânî dédie son ouvrage au souverain qu’il sert, Qutb al-Dîn Muhammad, puis en offre un résumé à son successeur Atsïz.
Dans l’un comme dans l’autre texte, la place de l’ophtalmologie est importante et ce sont les passages qui y sont consacrés qui font l’objet de la présente traduction.
L’intérêt d’un tel ouvrage est multiple. Dans le domaine de l’histoire des sciences, il témoigne de la présence des textes scientifiques en persan dans un monde médiéval persanophone que domine l’arabe comme langue scientifique. Sur le plan médical, il met en lumière les connaissances théoriques, les pratiques et la pharmacopée en usage dans l’Iran oriental au XIIe siècle, époque où la médecine est encore celle de Galien mais aussi, déjà, celle d’Avicenne. Dans le domaine de l’ethnologie enfin, ce traité d’ophtalmologie constitue un précieux document sur la vie quotidienne des patients de Gorgânî: à travers les causes des pathologies et les remèdes proposés, ce sont les habitudes alimentaires, les modes de logement, les moeurs des soldats et des habitants qui sont évoqués.
Bertrand Thierry de Crussol des Epesse, né en 1952, a une double formation de médecin et d’ethnologue iranisant et arabisant. Parallèlement à l’exercice de la médecine, il poursuit une carrière de chercheur dans le domaine de l’histoire des sciences.
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BI 50
La science dans le monde iranien
Živa Vesel, Hossein Beikbaghaban et B .Thierry de Crussol des Epesse (eds)

1998, Téhéran ; 2e édition, 2004, 432 pages, 50 figures coul./nb.
ISBN 2-909961-10-9, ISBN 2-909961-24-9

Au carrefour de différentes traditions scientifiques, le monde iranien a fourni une contribution importante à la constitution de la science islamique pendant ses premiers siècles (VIIIe-Xe s.), tant par son héritage de l’époque sassanide, que par la présence de ses savants à Bagdad à l’époque abbasside. Parallèlement à l’arabe, la langue savante par excellence, le persan s’est érigé de son côté en langue scientifique autonome et a donné naissance, dès le Xe siècle, à des écrits qui se multiplieront par la suite jusqu’au XIXe siècle lorsque la science occidentale sera introduite en Iran.
Le présent recueil illustre la richesse, la variété et l’originalité des textes scientifiques, arabes et persans, produits dans cet espace culturel. L’histoire du monde iranien se laisse ainsi éclairer d’une lumière nouvelle grâce à la présentation de sources peu explorées jusqu’ici.
Živa Vesel, Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) UMR 7528-Mondes iranien et indien, Paris; Hossein Beikbaghban, Département d’Etudes Persanes, Université des Sciences Humaines de Strasbourg; Bertrand Thierry de Crussol des Epesse, médecin et historien des sciences, Strasbourg.
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BI 51
Quatre traités inédits de Ruzbehan Baqli Shirazi (522-606/1128-1209)
Paul Ballanfat

(Textes arabes commentés par P. Ballanfat, Introduction en français).

1998, Téhéran, 450 pages.
ISBN 2-909961-11-7

Ruzbehan Baqli Shirazi a déjà fait l’objet de quelques études importantes, dont la principale est celle d’Henry Corbin. Or, depuis, la publication de nouveaux documents imposait de procéder à une réévaluation de la doctrine du grand saint de Shiraz, à beaucoup d’égards essentielle dans l’histoire du soufisme.
La présente édition a pour but de compléter les travaux précédents, en publiant quatre traités d’un grand intérêt. Les trois premiers apportent une contribution majeure à la connaissance de la doctrine de la sainteté de Ruzbehan dans sa phase d’achèvement. Le quatrième traité, quant à lui, démontre de manière définitive l’enracinement sunnite de son auteur, qui adhérait à la théologie ash’arite contre les prédications mu’tazilites. Dans la longue analyse qui précède les textes proprement dits, P. Ballanfat a essayé de mettre en lumière les lignes directives qui structurent secrètement le discours de Ruzbehan. La question de l’amour mystique, sur laquelle avait particulièrement insisté H. Corbin, n’apparaît plus que comme un moment particulier de l’itinéraire spirituel de Ruzbehan, dont l’intérêt se déplace ensuite vers d’autres questions: constitution de la connaissance mystique, articulation de la dualité et de l’unité et structure sémantique de la création. Paul Ballanfat, né en 1960, est islamologue et maître de conférences d’études turques et persanes à l’Université Jean Moulin, Lyon 3.
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BI 52
La Perse et la Grande Guerre
Oliver Bast (ed)

Téhéran, 474 pages.
ISBN 2-909961-23-0 2002.

La première Guerre mondiale a été pour l’Europe la source de malheurs humains et politiques profonds. Outre les morts et les destructions sur les champs de bataille, les bouleversements durables de l’équilibre international ont complètement changé le visage du continent. La Révolution bolchévique et l’avènement du national-socialisme en sont des conséquences directes. L’effondrement de l’Empire ottoman a également contribué à faire de la Première Guerre le principal facteur des révolutions nationalistes du XXe siècle.
Que l’Iran, qui avait formellement proclamé sa neutralité, ait eu une part majeure dans ces bouleversements n’est pas dénué de paradoxes. Or, ni les grands mouvements anti-coloniaux ni l’influence modernisatrice de l’Empire ottoman n’ont eu de conséquences directes dans ce pays rural, fermé aux grands courants commerciaux du monde méditerranéen, et resté en principe souverain. Pourquoi dès lors ces catastrophes ont-elles été aussi la cause d’une série de déstabilisations politiques et sociales dont l’effet est encore sensible 80 ans plus tard? Si les transformations mondiales ont affecté l’Iran, c’est en fait parce que la Première Guerre mondiale s’est aussi déroulée en terre iranienne.
Oliver Bast, né en 1968, est historien et orientaliste et enseigne au Department of Middle Eastern Studies de l’Université de Manchester (Royaume-Uni).
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BI 53 (Tome I)
Hommes et Terres d’Islam (Mélanges offerts à Xavier de Planhol)
Daniel Balland (éd.)

Tome I : 498 pages, 85 figures coul./nb. 2000, Téhéran
ISBN 2-909961-21-4
épuisé

BI 53 (Tome II)
Hommes et Terres d’Islam (Mélanges offerts à Xavier de Planhol)
Daniel Balland (éd.)

Tome II : 400 pages, 62 figures coul./nb.2 2000, Téhéran
ISBN 2-909961-22-2
épuisé

Aujourd’hui professeur émérite à l’université de Paris-Sorbonne (Paris IV), Xavier de Planhol a enseigné pendant plus de quarante ans la géographie du monde islamique aux universités de Nancy puis de Paris, ainsi qu’à l’Institut National des langues et Civilisations Orientales. Sa production scientifique comme son rayonnement international ont peu d’égal dans la géographie française. C’est pourquoi, à l’occasion de son passage à l’éméritat, un grand nombre de ses collègues et élèves de France et de l’étranger, géographes ou orientalistes, ont souhaité lui rendre hommage en lui offrant un ensemble d’études originales centrées autour des principaux thèmes qui ont jalonné sa carrière scientifique: les relations entre l’homme et le milieu, le pastoralisme, la géographie historique et culturelle, la géographie urbaine, la géographie politique enfin, particulièrement dans le monde turco-iranien qui est son domaine de prédilection.
Né en 1943, Daniel Balland, géographe, enseigne à l’Université de Paris IV; il est membre de l’équipe de recherche 7528-Mondes iranien et indien du CNRS.
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BI 54
Nasir Al-Din Tusi Philosophe et savant du XIII
e siècle
N. Pourjavady et Ž. Vesel (éds.)

1993, Téhéran, 197 pages.
ISBN 2-909961-00-1 ISBN 2-909961-01-X

Nasîr al-Din Tûsî (597/1201-672/1274) est une des personnalités les plus marquantes de l’histoire du monde iranien. Sa notoriété est due non seulement au rôle qu’il a joué dans l’histoire, mais surtout à ses traités d’astronomie, de mathématiques, de philosophie, de logique, de théologie et de morale: ses écrits englobent presque toutes les connaissances de son temps. L’oeuvre philosophique et scientifique de Khwâja Nasîr a fait l’objet d’un colloque de trois jours, en mars 1997 à Téhéran. Le présent ouvrage constitue les Actes de ce colloque. Divers aspects de la pensée du grand savant et philosophe sont évoqués à travers une série d’articles dûs à la plume de quelques-uns des meilleurs spécialistes de la pensée musulmane. Une iconographie inédite illustre ce recueil.
Živa Vesel est chercheur en histoire des sciences au Centre National de Recherche scientifique (CNRS) UMR 7528-Mondes iranien et indien; Nasrollah Pourjavady, philosophe, est membre de l’Académie Iranienne de Langue et Littérature.
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BI 55
Le Roman d’Abu Moslem (Abu Moslem nameh) d’après la narration de Abu Tâher de Tartus
Texte établi et présenté par Hossein Esmaïli

4 volumes, 2530 pages, 14 figures couleurs, Téhéran, 2001
ISBN 964-5643-97-X


(Tome I) 752 pages, 4 figures couleurs
ISBN 964-5643-91-0.

BI 55 (Tome II)
Le Roman d’Abu Moslem (Abu Moslem nameh) d’après la narration de Abu Tâher de Tartus
Texte établi et présenté par Hossein Esmaïli

576 pages, 4 figures couleurs
ISBN 964-5643-92-9

BI 55 (Tome III)
Le Roman d’Abu Moslem (Abu Moslem nameh) d’après la narration de Abu Tâher de Tartus
Texte établi et présenté par Hossein Esmaïli

608 pages, 3 figures couleurs
ISBN 964-5643-93-7

BI 55 (Tome IV)
Le Roman d’Abu Moslem (Abu Moslem nameh) d’après la narration de Abu Tâher de Tartus
Texte établi et présenté par Hossein Esmaïli

594 pages, 3 figures couleurs
ISBN: 964-5643-94-5

Roman médiéval que l’on peut qualifier d’épopée historique, Abu-Moslem Nâmeh est un texte majeur de la littérature populaire du persan classique. Il relate la vie d’Abu-Moslem du Khorâssân, son combat et sa mort tragique pour une noble cause: la réparation des injustices commises à l’encontre de la famille du Prophète, et surtout la vengeance du meurtre de l’Imam Hossein, le petit-fils du Prophète, perpétré en 680, à Karbalâ, par Yazid, le Calife Omayyade de Damas. Dans cet ouvrage, Abu-Moslem apparaît comme l’ultime champion d’une révolte qui, bien que maintes fois réprimée dans le sang, se poursuivit de manière ininterrompue durant plusieurs décennies, et dont l’issue victorieuse avait été prédite non seulement par le Prophète et les saints Imams, mais aussi par les devins et les astrologues de toutes tendances.
La présente édition a été élaborée à partir d’une quinzaine de manuscrits, aussi bien rédigés en persan (8 manuscrits) qu’en turc ottoman (4 manuscrits) et en turc oriental (2 manuscrits). Plusieurs miniatures, tirées d’un très beau manuscrit de XVIIe siècle appartenant à l’ancienne bibliothèque royale d’Iran sont présentées aux lecteurs. L’ouvrage comprend une introduction, le texte de deux des trois récits qui composent le cycle d’Abu-Moslem proprement dit, ainsi que plusieurs index.
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BI 56
À la croisée des voies célestes: Faxr al-Din ‘Erâqi. Pensée mystique et expression poétique en Perse médiévale
Ève Feuillebois-Pierunek

Téhéran, 350 pages, 2002
ISBN2-909961-31-1

Faxr al-din ‘Eraqi Hamadâni (1213-1289), contemporain de l’invasion mongole, a connu une vie errante et mouvementée. Il s’est trouvé au confluent de tous les courants spirituels de l’époque: qalandars, soufisme de confrérie (Suhrawardiyya), soufisme “khorassanien” et doctrine de l’Unicité de l’Etre (wahdat al-wujûd). De fait l’originalité de son oeuvre composée d’un recueil de poèmes et d’un traité en prose, les Lama’ât, consiste en une synthèse entre le soufisme poétique d’amour d’expression persane et le soufisme spéculatif d’Ibn ‘Arabi d’expression arabe. Cet ouvrage s’efforce de présenter sa métaphysique, ses personnages, sa symbolique, sa conception du cheminement mystique et ses modes d’expression: poésie amoureuse, libertinage (qalandari), ivresse et vin, contemplation platonicienne (shâhedbâzi).
Ève Feuillebois-Pierunek, née en 1967, membre de l’équipe de recherche Mondes iranien et indien du CNRS, est docteur ès-lettres et maître de conférences à l’Université Paris III.
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BI 57
Guerre et Mémoire Table ronde sur la littérature de guerre (6 -7 décembre1999) Mémoires de guerre Combattants iraniens (conflit Iran-Irak) Combattants français (Première Guerre mondiale).

Téhéran 208 +216 pages, texte bilingue
ISBN 2-909961-32-X, 2002

Ce recueil bilingue constitue les actes élargis d’une table ronde sur la littérature de guerre qui s’est tenue à Téhéran les 6 et 7 décembre 1999. Une partie est consacrée aux communications qui ont nourri cette table ronde, une autre à une anthologie de textes sur la guerre : témoignages ou extraits de romans (en ce qui concerne les textes français du moins). Sont ici mis côte à côte en version française et persane des textes issus de sensibilités et d’expériences différentes, certes, mais qui tous disent la nécessité de donner forme et sens à un vécu traumatisant, mais parfois aussi, et paradoxalement, exaltant.
Bureau de la littérature et de l’art de la résistance, Institut Français de Recherche en Iran, Faculté des sciences sociales de l’Université de Téhéran.
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BI 58
Sciences, techniques et instruments dans le monde iranien
Études réunies et présentées par N. Pourjavady et Z. Vesel

Téhéran Presses Universitaires d’Iran et IFRI 434 pages (français et anglais) et 84 pages (persan)
ISBN 2-909961-33-6 2004


Le deuxième symposium international sur “La science dans le monde iranien”, co-organisé par l’Institut d’Histoire des Sciences de l’Université de Téhéran et l’Institut Français de Recherche en Iran, avec la collaboration du CNRS, s’est tenu du 7 au 9 juin 1998 à l’Université de Téhéran. Les conférences, réparties en deux séances parallèles qui se sont déroulées pendant trois jours dans le campus de la Faculté de Techniques, ont permis de réunir un grand nombre de spécialistes du domaine de l’histoire des sciences et des techniques du monde iranien d’époque islamique.
L’astronomie et la médecine font l’objet de plusieurs articles de ce volume. D’autres domaines sont explorés à la suite des deux précédents: les sciences mathématiques et physiques, la musique, l’astrologie (enparticulier l’iconographie), les sciences naturelles et les techniques.
Živa Vesel, Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) UMR 7528-Mondes iranien et indien, Nasrollah Pourjavady, philosophe, membre de l’Académie Iranienne de Langue et Littérature.
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BI 59
Contact des langues dans l’espace arabo - turco - persan
Textes édités par Taghi Azadarmaki, Christophe Balaÿ, Michel Bozdémir

2005, Téhéran, Université de Téhéran, Institut National des Langues et Civilisations Orientales, Entesharat Mo’in et IFRI 16 +142 pages, (français et anglais)
ISBN 2-909961-35-4

épuisé

La question du contact des langues offre un instrument privilégié pour étudier les référents identitaires, les enjeux de pouvoir, mais aussi les traditions littéraires et narratives dans l’espace persan, arabe et turc. Le présent ouvrage constitue les actes élargis de la conférence de sociolinguistique qui s’est déroulée à Téhéran les 9 et 10 mai 2001, organisée conjointement par l’IFRI, l’Inalco et l’Université de Téhéran.
Taghi Azadarmaki, docteur en sociologie de l’Université du Maryland (USA), est professeur de sociologie à l’Université de Téhéran.
Christophe Balaÿ est professeur de langue et littérature persanes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (Paris).
Michel Bozdémir, professeur des Universités (langue et civilisation turques) à l’Inalco, a fondé l’ERISM (Equipe de recherche interdisciplinaire sur les sociétés musulmanes méditerranéennes).
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BI 60
Recherches en spiritualité iranienne Recueil d’articles
Hermann Landolt

Téhéran, Presses Universitaires d’Iran et IFRI 406 pages, (français, anglais, allemand et persan)

ISBN 2-909961-36-2 2005

Ce recueil réunit quinze travaux se répartissant sur une trentaine d'années, et qui, parus les uns en Iran, les autres en Occident, ont été reproduits dans le but d'en faciliter l'accès. Distribués autour des disciplines centrales de la philosophie et du soufisme, ils traitent autant de Ghazali, de Suhrawardi et de Aziz-e Nasafi que de Semnani ou de Haydar-e Amoli. L'ensemble constitue une approche originale de la pensée iranienne, vue par un philosophe de grande érudition.
Hermann Landolt (né en 1935) maintenant à la retraite après avoir enseigné de longues années à l'Université McGill à Montréal, est spécialiste de l’histoire de la pensée islamique, plus particulièrement du soufisme. Il a publié de très nombreux ouvrages et articles.
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BI 61
Grammaire du persan contemporain
Gilbert Lazard
Nouvelle édition avec la collaboration de Yann Richard, Rokhsareh Hechmati, Pollet Samvelian

Téhéran, Farhang Moaser/IFRI, 303 pages.
ISBN 2-909961-37-0 2006

La présente grammaire, publiée pour la première fois chez Klincksieck en 1957, est la première tentative de description du persan contemporain. Traduite en anglais (Costa Mesa, Californie, Mazda - New York, Bibliotheca Persica, 1992) et en persan par M. Bahreyni avec des commentaires de H. Milâniân (Téhéran, Hermès, 2005), elle est devenue un classique dont cette réédition actualisée était très attendue.
Gilbert Lazard, né en 1920, membre de l’Institut, ancien élève et successeur d’Emile Benveniste à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, professeur à la Sorbonne, a publié, parallèlement à ses travaux de linguistique générale, de nombreuses études sur la langue et la littérature persane.
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BI 62
Atlas d’Iran Socio-économique et culturel
Mahmoud Taleghani, Guy Burgel, Ali Goli, Masud Kowsari

Téhéran, Université de Téhéran/Université de Paris X/ Centre International de Dialogues entre les Civilisations/IFRI/ Editions Mo’in, 21 + 235 pages, trilingue (français, anglais, persan), 182 plans et 25 photos en couleur.
ISBN 2-909961-38-9 2005

Cette nouvelle version de l'Atlas d'Iran (publié en 1998 par les soins de Bernard Hourcade, Hubert Mazurek, Mohammad Hossein Papoli- Yazdi et Mahmoud Taleghani), basée sur le recensement général de la population et de l'habitat de 1996 ainsi que sur d'autre statistiques accessibles, a pour but de mettre à jour le premier atlas, mais aussi d'étudier scientifiquement, en comparant les statistiques, les transformations sociales, économique et culturelles en Iran au cours des années 1986-1996.
Mahmoud Taleghani (né en 1945) est directeur de recherches à l'Institut d'Études et de Recherches Sociales de l'Université de Téhéran.
Guy Burgel (né en 1939) est directeur du Laboratoire de Géographie urbaine de l'université Paris X.
Ali Goli (né en 1974), sociologue, est maître de conférences à l'Université de Shiraz.
Masud Kowsari (né en 1964), sociologue, est maître de conférences à l'Université de Téhéran.
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BI 63
Afzâd - Ethnologie d’un village d’Iran
Anne-Sophie Vivier-Muresan

Téhéran, 446 pages
ISBN 2-909961-39-7 2006

Afzâd est un village de 200 habitants, persanophones et chiites, situé dans la région de Kerman, en Iran. Comme l’ensemble du monde rural iranien, il a connu de profonds bouleversements depuis quatre décennies. L’exode rural, le développement de la scolarisation et des moyens de communication, l’influence croissante de la culture urbaine ont conduit à une transformation progressive des structures sociales et culturelles. Cette étude choisit de mesurer l’ampleur des changements en centrant sa réflexion sur la place de l’individu. Traquant les signes d’une individuation croissante, elle analyse les représentations de l’individu à travers quatre grands domaines: pensée et pratiques religieuses, rapports de genre, parenté et vie communautaire.
La thèse dont est issu le présent ouvrage a reçu le 2e prix du concours de la meilleure thèse en langue française sur le monde musulman (années 2000-2005), organisé par l’Institut pour l’Etude de l’Islam et des Sociétés du Monde Musulman.
Anne-Sophie Vivier-MureÕan, 1977, est docteur en ethnologie de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Paris). Actuellement post-doctorante, rattachée à l’UMR “Mondes Iranien et Indien” (CNRS, Paris), elle mène une nouvelle recherche sur les relations intercommunautaires et interethniques en Iran.
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BI 64
Cartographie historique du Golfe Persique
Textes réunis par Mahmoud Taleghani, Dejanirah Silva Couto, Jean-Louis Bacqué-Grammont

Téhéran, Université de Téhéran/ Ecole Pratique des Hautes Études/ Centre de Documentation et d’Histoire de la Diplomatie/, IFRI, 210 pages (français et anglais)
ISBN 2-909961-40-0 2006,

Ce volume rassemble les travaux du premier colloque international de cartographie historique du Golfe Persique, qui s’est tenu à l’Université de Téhéran et à l’Ecole Pratique des Hautes Études (Sorbonne). Les communications ici présentées questionnent plusieurs champs et objets de recherche: les représentations du Golfe Persique et la toponymie de celui-ci en usage aux périodes antique et médiévale, les contextes historiques et les présences impériales qui ont déterminé l’essor des cartographies européennes de la région et la méthodologie employée pour la sélection des cartes.
Mahmoud Taleghani est sociologue et directeur de recherches à l’Institut d’Etudes et de Recherche Sociales de l’Université de Téhéran.
Dejanirah Silva Couto est historienne et maître de conférences à l’EPHE, section des Sciences historiques et philologiques.
Jean-Louis Bacqué-Grammont, turcologue et historien de l’Empire Ottoman, est directeur de recherche au CNRS.
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BI 65
La maison Rafi’i. Un exemple de sauvegarde architecturale dans la plaine du Gilân


sous la direction de Mahmoud Taleghani, Christian Bromberger et Marc Grodwohl

ISBN 987-964-7603-97-3 2008.
Téhéran, Entesharat Mo'in/IFRI, 1386,
136p. (bilingue)

Le musée du patrimoine rural du Gilan abrite, à Saravan près de Rasht, plusieurs maisons traditionnelles, transportées de leur site d’origine après démontage puis remontées à l’identique dans l’enclos du musée. C’est l’opération de sauvegarde de l’une de ces habitations, la maison Rafi’i, qui fait l’objet de cet ouvrage. Bel exemple de l’architecture rurale traditionnelle dans la plaine du Guilan, cette maison de notable, entièrement construite en bois, a été démontée pièce à pièce. Pour mener à bien ce travail, spécialistes et stagiaires ont formé trois groupes, l’un prenant en charge les aspects techniques de la construction, le deuxième le mobilier et les aménagements intérieurs, le troisième l’histoire du bâtiment, les modes de vie et les manières d’habiter. L’ensemble des opérations est décrit, photos et croquis à l’appui, dans le présent ouvrage.

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BI 66
Chronique des premières missions archéologiques françaises à Suse
d'après les photographies et mémoires de l'architecte Maurice Pillet (1912-1913)

Nicole Chevalier

ISBN 2-909961-42-7
Téhéran, co-édition musée du Louvre / IFRI, 2009
328 p. et 150 photos en noir et blanc

Durant l'hiver 1912, le jeune architecte Maurice Pillet part pour la Perse avec les membres de la mission de Suse pour dégager et étudier le palais de Darius. A cette occasion, le nouvel attaché de la mission prend une série de photographies et rédige des mémoires qui illustrent non seulement les travaux et la vie quotidienne des fouilleurs mais aussi les étapes de leur voyage.
Dernier acteur de la mission de Suse avant que n'éclate la Première Guerre mondiale, Maurice Pillet offre, grâce à ses photographies et ses souvenirs, à la fois un témoignage sur une mission archéologique française parmi les plus prestigieuses - dont l'histoire remonte à près de trente ans - et la vision d'un Orient qui va bientôt disparaître .
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BI 67
Images of islamic science
Illustrated manuscripts from the iranian world

Edited by Ziva Vesel, Serge Tourkin and Yves Porter with the collaboration of Francis Richard and Farid Ghasemloo

ISBN Islamic Azad university : 987-964-223-230-7
ISBN IFRI : 2-909961-43-5

Téhéran, co-édition UNESCO / IFRI / Université Azad / Fondation Van Berchem,
2009/1388
328 p. et ill. en couleur

Cet ouvrage rend compte dans toute sa splendeur des illustrations et des écrits scientifiques de référence du vaste empire musulman, rédigés entre le VIIe et le XIXe siècle en langue persane ou inspirés d’ouvrages de l’Iran préislamique, ce volume se voulant le premier d’une collection devant à terme réunir les apports de toutes les grandes nations du Moyen-Orient ayant nourri et développé les sciences en terre d’Islam. Ce livre présente donc l’apport de la culture persane dans les disciplines suivantes : l’astronomie, l’astrologie qui fit l’objet de toutes les attentions des princes toujours soucieux de connaître leur destin, la cosmographie, les sciences mathématiques, la géographie, la cartographie, les sciences naturelles, les technologies et bien-sûr la médecine. Les illustrations dument commentées sont tirées essentiellement de 56 manuscrits persans et de 32 manuscrits arabes.
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BI 68
Patrimoine de l'architecture rurale du Guilan- plaine centrale

Etudes réunies et présentées par Mahmoud Taleghani

ISBN Editions Rozaneh: 978-964-334-321-7
ISBN IFRI : 978-2-909961-44-6

Téhéran, co-édition : Rozaneh / IFRI
2010/1389
284 p. et ill. en couleur (bilingue)

Témoignage de la vitalité du Musée du patrimoine rural du Guilan, la Maison Amini à la suite de la Maison Rafi'i (BI 65) constitue un nouvel exemple de l'architecture rurale de la plaine centrale du Guilan ainsi que des techniques de construction, de la culture locale et d'un savoir faire issu de la tradition orale.
Les phases de démontage et de remontage sont scientifiquement décrites et illustrées de nombreuses photos et dessins.
Ce bâtiment représentatif des habitations de la classe moyenne allie technicité, esthétique et adaptation parfaite aux conditions climatiques et sismiques.
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BI 69
Muslim cultures in the Indo-Iranian World
during the Early-Modern and Modern Periods

Denis Hermann & Fabrizio Speziale (eds.)

ISBN Klaus Schwarz Verlag : 978-3-87997-364-4
ISBN IFRI : 978-2-909961-45-1

co-édition : KLAUS SCHWARZ VERLAG / IFRI
2010

Cet ouvrage enquête sur les caractéristiques intellectuelles et religieuses des cultures musulmanes de l’Iran et de l’Inde au cours de la première modernité et de la période moderne où d’importantes transformations se produisirent dans le monde indo-iranien, à commencer par l’avènement des Safavides en Iran et des Moghols en Inde. La conversion du plateau iranien au chiisme sous les Safavides eut une influence décisive pour l’identité religieuse et politique de l’Iran. Pour autant, l’émergence d’un pouvoir chiite en Iran opposé au sunnisme prédominant dans le sous-continent indien n’empêcha pas les contacts entre les deux régions. Savants et textes circulèrent entre ces deux territoires, et le milieu culturel iranien était particulièrement influent sur les élites intellectuelles musulmanes d’Inde. Ce volume rassemble des articles de chercheurs qui explorent ce domaine sous des angles variés : les articles du premier chapitre concernent la politique et les questions sociétales au cours de la période safavide-moghole. Le second chapitre examine l’influence du chiisme dans la région du Deccan. Les contributions du troisième chapitre analysent les activités des cercles mystiques indiens et iraniens. Le quatrième chapitre scrute les mouvements réformistes musulmans au cours des 19ème et 20ème siècles. Les études scientifiques et philosophiques font l’objet du cinquième chapitre et le dernier s’achève sur les relations entre les traditions hindoues et musulmanes.

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BI 70
Dastūr al-Jumhūr
fī Manāqib Sultān al-'Arifīn abū Yazid Tayfūr

Ahmad bin al-Husayn bin al-Shaykh al-Kharaqānī
(8th A.H. / 14th A.D. century)

édité par Mohammad Taqi Daneshpezhuh et Iraj Afshar

ISBN Miras-e Maktoob: 978-964-8700-74-9
ISBN IFRI : 2-909961-46-X

Téhéran, co-édition Miras-e Maktoob / IFRI
2009/1388
476 p. (en persan)

Rédigé vers 700-730/1300-1329, à l'époque du règne du roi mongol, Oljāytu, par ibn Husayn ibn Shaykh Kharaqānī et dédié à l'un des descendants de Bāyazīd nommé Sharaf al- Dīn Muhammad, Dastūr al Jumhūr est un texte mystique sur les vertus et les mérites de Bāyazīd Bastāmī (161-234/777-848). Dans ce volume écrit en persan afin de le rendre accessible à tous, l’auteur a tenté de collecter et d’organiser les propos de Bayazid à travers de nombreuses sources d’importance  et de livrer un  récit de la vie de ce grand savant. L’intérêt de l’ouvrage est majeur puisqu’il donne tout à la fois des informations historiques sur l’époque du roi mongol Oljāytu, des informations géographiques, linguistiques et sociales.

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alnajarah

BI -71
Ketâb al-Nejârat

(Sur ce qui est indispensable aux artisans dans les constructions géométriques)

Abu al-Wafâ al-Buzjâni
Jafar AGHAYANI-CHAVOSHI

ISBN Miras-e Maktoob: 978-964-8700-99-2
ISBN IFRI : 978-2-909961-47-7

Téhéran, co-édition Miras-e Maktoob / IFRI
2010/1389
279 p. (en français) + 136 p. (en persan)

Abu al-Wafâ al-Buzjâni (940-998), fameux mathématicien et astronome iranien est né à Buzjân, à présent simple arrondissement de Turbat Jâm. Il vivait à l’époque de la dynastie buyide.
Sa grande maîtrise des sciences mathématiques et de l’astronomie qu’il acquit dans sa propre ville lui permit de se rendre à Bagdad et d’entrer à la cour de ‘Azud al-Dawlah et de son fils, Bahâ’ al-Dawlah comme un des mathématiciens, attachés à la cour.
Buzjâni écrivit Al-Nejârat chef d’œuvre de géométrie appliquée sur ordre de Bahâ’
al-Dawlah. Plus tard, nombreux sont les mathématiciens qui se sont référés à Al-Nejârat et l’ont fréquement cité. Il existe au moins deux commentaires disponibles sur Al-Nejârat, l’un par Ibn Yunis Muṣili et l’autre par Mawlâ Muḥammad Bâqir Yazdi, respectivement en arabe et en persan. Bien plus, deux traductions de ce livre en persan ancien, sont parvenues jusqu’à nous, l’un par un traducteur anonyme et l’autre par un mathématicien du 16ème siècle, Abu Isḥâq Kubanâni.
La présente édition est basée sur la traduction en persan ancien du traducteur anonyme et est publiée conjointement avec la traduction en français de Al-Nejârat.

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alnajarah

BI -72
Shi‘i Trends and Dynamics in Modern Times (XVIIIth-XXth centuries)
Courants et dynamiques chiites à l´époque moderne
(XVIIIe-XXe siècles)

Denis Hermann et Sabrina Mervin (eds.)

ISBN OIB : 978-3-89913-808-5
ISBN IFRI : 978-2-909961-48-4
co-édition OIB/IFRI 2010

Souvent dépeints comme une période de déclin de la civilisation islamique, les 18e et 19e siècles furent, tout au contraire, une phase de d’effervescence fructueuse pour les doctrines chiites. Ce volume vise à rendre compte du dynamisme intellectuel et religieux qui vit le développement des courants akhbâri et osuli, puis la primauté de ce dernier, ainsi que la naissance de la shaykhiyya et le succès populaire du soufisme confrérique. Les contributions rassemblées s’articulent en trois grandes parties, qui envisagent ces développements, les débats qu’ils suscitèrent et le contexte sociopolitique où ils s’inscrivirent. Les faits marquants qui traversèrent l’histoire de la pensée philosophique et mystique au 19e siècle font l’objet de la première partie de l’ouvrage. La deuxième partie se focalise sur les discussions et les nouvelles élaborations en matière de droit islamique chiite, au 19e siècle et au début du 20e siècle. Débats doctrinaux et théories politiques sont repris et approfondis dans la troisième partie, notamment dans le cadre du mouvement constitutionnaliste.

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BI -73
Le Téhéran, des quartiers populaires
Transformation urbaine et société civile en République islamique


Sous la direction de Mina Saïdi-Sharouz

ISBN KARTHALA : 978-2-8111-0931-8
ISBN IFRI : 978-2-909961-49-1

co-édition KARTHALA / IFRI, 2013


Téhéran capitale de l’Iran a un double visage : d’une part, une Métropole moderne de 13 millions d’habitants, composée de tours et de résidences de luxe, découpée par des réseaux d’autoroutes et d’autre part, une ville ancienne et populaire avec un tissu urbain, dense et vernaculaire. Cette recherche s’intéresse à cette deuxième «ville», située en périphérie, dans la zone sud ou dans le centre historique, proche du grand bazar. Ses quartiers, en apparence vétustes et à l’écart des changements, possèdent un dynamisme social et économique propre, solidement ancré. Les habitants composés essentiellement de migrants ont longtemps résisté face aux différentes planifications urbaines et projets d’aménagement qui depuis cinq décennies ont radicalement transformé le reste de la ville. Cet ouvrage rend compte du rôle actif des habitants des quartiers populaires dans la fabrication et la gestion des territoires de la grande ville. En ce sens, il apporte un éclairage inédit sur la manière dont les projets urbains créent des tensions mais ouvrent également des espaces de dialogue et de négociation entre les pouvoirs publics et la société civile en Iran.

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alnajarah

 

BI -74
Hospitals in Iran and India, 1500-1950s


Fabrizio Speziale (ed.)

ISBN Brill : 978 90 04 22829 0
ISBN IFRI : 978-2-909961-50-7

co-édition Brill / IFRI, 2012
Iran Sudies, 7

 

 

Le présent ouvrage propose un panorama significatif d’études portant sur l’histoire et le rôle des hôpitaux dans le monde irano-indien au cours de la première modernité et de l’époque moderne. Les contributions rassemblées dans ce volume étudient l’hôpital depuis plusieurs perspectives, examinant cet établissement tantôt comme une institution scientifique, tantôt en fonction de son utilité sociale. Ce qui émerge de ces travaux ne constitue pas un portrait homogène, mais plutôt une image ambivalente et contrastée de ces établissements. Les hôpitaux peuvent être vus comme des symboles puissants de la piété des souverains musulmans, ou de la civilisation scientifique musulmane, puis du triomphe de la science occidentale moderne. Cependant, pour une très longue période, l’hôpital demeure une institution reléguée à la marge de la société, regardée avec suspicion et en particulier réservée aux indigents.

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alnajarah

BI -75
Gilan

Entries on Gilan published by the Encyclopaedia Iranica

Christian Bromberger (ed.)

ISBN Encyclopaedia Iranica :
ISBN IFRI : 978-2-909961-51-4

co-édition Encyclopaedia Iranica / IFRI
2013

Les 54 articles de ce volume constituent une collection unique et complète de recherches sur le Gilān, province très spécifique du nord de l'Iran. Le volume comprend les entrées « Gilān » publiées dans Encyclopædia Iranica jusqu'en 2012, que ce soit dans la version papier ou dans l'édition en ligne (www.iranicaonline.org). Certains articles ont été mis à jour et comprennent des bibliographies complètes. Le livre est organisé en quatre sections. La première section donne un aperçu des divisions administratives, de la géographie, de la démographie, de la composition ethnique et les langues et dialectes de la province. La deuxième section présente l'histoire complexe de la province de l'Antiquité à nos jours. La troisième section, « les activités productives et les structures sociales », porte sur les ressources, les techniques de production et le cadre social dans lequel ces activités se sont développées. Enfin, la quatrième section « us et coutumes », met l'accent sur les traditions et les particularités du mode de vie régional. La collection, englobe donc les principales caractéristiques de la province du Gilān. Chaque article a été rédigé par un spécialiste. L’ouvrage est le produit d'une entreprise commune entre Encyclopædia Iranica et l'Institut Français de Recherche en Iran. Il témoigne de la coopération entre la recherche française et l'Encyclopédie.
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alnajarah

BI -76
Grammaire Juhuri, ou judéo-tat,
langue iranienne des Juifs du Caucase de l'est

Gilles Authier

ISBN Reichert Verlag : 978-3-89500-935-8
ISBN IFRI : 978-2-909961-52-1
co-édition Reichert Verlag/IFRI 2012

Le Juhuri (Judeo-Tat), langue des soi-disant « Juifs des montagnes » du Daghestan et de l'Azerbaïdjan, appartient au groupe Tat caucasien du sud-ouest iranien. Son fonds iranien, qui transparait par des archaïsmes remarquables, constitue un élément important de la langue, mais le Juhuri a également été sous l'influence des langues caucasiennes turques et autochtones depuis son arrivée dans le Caucase il y a plus d'un millénaire. En raison de son histoire unique comme langue d'une communauté juive iranienne dans le Caucase, le Juhuri présente de nombreuses caractéristiques insolites et typologiques assez remarquables.
Le livre, basé sur des sources écrites, complétées par le travail de terrain de l'auteur, propose une description complète de la langue, chaque caractéristique étant illustrée par de nombreux exemples de phrases. Il comporte dans sa dernière partie des exemples de textes et un glossaire complet.

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Institut Français de Recherche en Iran
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dernière mise à jour : 07-Oct-2013
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