Recherche-Archéologie
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Archéologues à l'IFRI
Recherches en cours et projets
Formation
Documentation
Diffusion
Missions archéologiques conjointes
D’hier…
L’archéologie est une des disciplines fondatrices de l’IFRI. Née à la fin du 19ème siècle avec les fouilles de Suse qui ont duré jusqu’en 1979, la recherche archéologique française a connu une évolution nécessaire au cours du 20ème siècle. D’autres sites archéologiques ont été explorés : Busher, Sialk près de Kashan, puis Tepe Giyan au Luristan, avant la seconde guerre mondiale, puis Tureng Tepe près de Gorgan. Des prospections ont été menées dans des régions de production de cuivre sur le Plateau. Tous ces travaux ont fait l'objet de publications : plus de 70 livres et des centaines d’articles.
… à aujourd’hui
Depuis quelques années, plusieurs missions conjointes irano-françaises travaillent dans diverses régions d’Iran. Le rôle de l'IFRI consiste à coordonner les efforts et à susciter de nouvelles coopérations. L’IFRI participe à la recherche archéologique sous ses différents aspects et à son développement, en collaboration avec les institutions iraniennes concernées.
Les partenaires

En Iran

L’IFRI est en relation constante avec l’Organisation Iranienne du Patrimoine Culturel et du Tourisme (ICHTO), qui a la responsabilité de toutes les fouilles en Iran. Il travaille en particulier avec :
le Centre iranien pour la Recherche archéologique ;
le Musée national ;
les autres musées d’Iran ;
les « Grands Projets », organisme qui coordonne les recherches sur des sites archéologiques et patrimoniaux majeurs, comme par exemple Persepolis-Pasargades, Takht-e Solaiman, Sialk, Jiroft, Shahr-e Sokhte, etc .
Plusieurs universités de Téhéran et de province ont un département d’archéologie ou un département d’anthropologie qui constituent aussi des partenaires privilégiés.

En France et en Europe

La recherche archéologique est liée à d’autres sciences : paléobotanique, archéozoologie, anthropologie physique, géophysique, étude de l’environnement ancien et actuel, archéométrie.

Elle est aussi directement concernée par les activités de conservation et restauration des monuments et des objets. Dans tous ces domaines, l’IFRI a pour mission d’aider à la mise en place de coopérations entre les institutions iraniennes citées et les institutions françaises s’occupant d’archéologie, de patrimoine et d’environnement ancien : CNRS, universités, Musée du Louvre et autres musées (Muséum National d’Histoire Naturelle, Musée de Saint Germain en Laye, etc.)

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Les archéologues à l’IFRI

La mission des archéologues de l'IFRI est de travailler au développement de la coopération archéologique et de mener leurs propres recherches avec leurs collègues iraniens et européens.

Rémy Boucharlat a été mis à disposition de l’IFRI par le CNRS de l’automne 2005 jusqu’à l’été 2007. Ses recherches portent sur l’archéologie de l'époque achéménide à l’époque sassanide. (contact : remy.boucharlat@mom.fr ).

Rocco Rante, boursier de l’IFRI et doctorant à l’Université d’Aix en Provence, travaille sur la ville de Rayy dans le contexte régional du Jibal du début de l’hégire jusqu’à l’arrivée des Seljukides. Il se spécialise en archéologie et culture matérielle. (contact : gigirante@yahoo.it ).

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Les recherches en cours et en projet
L’Iran oriental
Les autorités iraniennes souhaitent le développement de coopérations archéologiques internationales, tout en précisant leurs priorités scientifiques et patrimoniales : les régions peu étudiées comme la partie orientale de l’Iran, et également les sites menacés par le développement économique, routes, barrages, urbanisation qui doivent être étudiés par des fouilles de sauvetage.
Jusqu’à une date récente, peu de missions iraniennes et étrangères ont travaillé dans la moitié orientale de l’Iran. Des chercheurs des deux pays collaborent déjà sur des programmes spécifiques à Jiroft, Sialk et Shahr-e Sokhte et, depuis le tremblement de terre de Bam, sur cette ville et sa région, ou encore, au travers de missions conjointes, à Nishapur.

Fouilles de sauvetage et études d’urgence
La modernisation de l’Iran menace des sites archéologiques, comme dans tous les pays. L’étude en urgence des sites menacés dont la plupart sont amenés à disparaitre, pour faire place aux nouvelles infrastructures, est un processus légitime et parfaitement reconnu par l’UNESCO. Seuls les sites importants ou les vestiges dignes d’être mis en valeur pour le public sont maintenus dans le cadre de ces projets.
L’Organisation du Patrimoine culturel et du Tourisme se charge d’envoyer des équipes archéologiques iraniennes pour organiser les fouilles de sauvetage. Lorsque le projet est important, elle fait appel à la coopération internationale. Le projet de barrage de Sivand près de Pasargades en est un exemple récent. Il a entraîné la mise en place par l’ICHTO d’un programme de fouilles de sauvetage auquel participent depuis 2004 des équipes mixtes de l’Iran et de cinq pays : Allemagne, France, Italie, Japon, Pologne. De même, la reconstruction de Bam s’accompagne de recherches archéologiques intensives qui donnent déjà des résultats importants et inattendus ; des spécialistes français participent à cet effort, architectes et restaurateurs (CRATerre) et archéologues.

En projet, la participation d’un archéologue de l’IFRI au programme d’étude et de fouilles de la ville médiévale de Rayy, au sud de Téhéran; Rocco Rante apportera sa connaissance archéologique des villes contemporaines du Plateau iranien.

Fouilles dans les musées
En Iran, les réserves du Musée National et celles de certains musées de province contiennent beaucoup de matériel de fouilles anciennes qui n'ont pas fait l'objet d'études ou de publications complètes. En France, les réserves du Musée du Louvre et du Musée de Saint Germain en Laye conservent des collections d’objets iraniens provenant des fouilles françaises de la fin du 19ème et de la première moitié du 20ème siècle; ces objets méritent des études plus approfondies ou renouvelées grâce aux nouvelles techniques et méthodes. (contact : remy.boucharlat@mom.fr )

Ceux-ci ont l’intérêt d’appartenir à des ensembles dont la provenance est connue. Tous les objets les plus remarquables ont été publiés mais d’autres, plus modestes, sont à étudier dans leur ensemble, en relation avec des collections similaires conservées en Iran.

Le but de ce projet est de mettre à la disposition des archéologues travaillant sur l’Iran toute la documentation possible. Les objets qui ne sont pas étudiés restent muets.

Opérations
Les panneaux de briques émaillées du palais de Darius à Suse sont célèbres, et les centaines de briques conservées à Téhéran, Suse et Paris méritent l'attention. Celles des réserves du Louvre sont en cours d’étude ; celles de Suse ont été évaluées au printemps 2006 par Noëmi Dauce, une spécialiste formée au Louvre : elles permettent d’envisager le remontage de nouveaux panneaux qui seraient restaurés et présentés en Iran. Une nouvelle mission aura lieu en hiver 2007.

Les figurines humaines de Suse conservées au Louvre ont été étudiées et publiées (Musée du Louvre, Département des Antiquités Orientales ; Martinez-Sève, Laurianne. Les figurines de Suse : de l’époque néo-élamite à l’époque sassanide. 2 vols., Paris, Réunion des Musées Nationaux, 2002). L. Martinez-Sève étudie également les figurines animales. Elle viendra en hiver 2007 pour travailler avec les chercheurs iraniens sur les collections conservées au Musée National et à Suse.
Les objets de parure en pierre et les vases en pierre de Suse et d’ailleurs, des 3ème et 2ème millénaires méritent des études archéologiques et archéométriques que souhaite mener Michèle Casanova (Université de Rennes 2).
D’autres collections encore, céramiques, outils en métal ou encore monnaies provenant de Suse et d’ailleurs nécessitent l'étude de spécialistes des deux pays qui compareront et publieront ce que possèdent leurs musées respectifs.

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Formation

Les jeunes Iraniens passionnés par l’archéologie et les métiers du Patrimoine sont nombreux. Les universités leur assurent une formation théorique, puis une formation pratique sur le terrain dans les chantiers qu'elles dirigent; cette formation peut être complétée avec les très nombreuses fouilles que mène le Centre iranien pour la recherche archéologique (Pazhueshkadeh-ye bastanshenasi, ICAR).

En France et dans toute l'Europe, de jeunes archéologues s’intéressent au passé de l’Iran, et les recherches en coopération se développent.

Comme dans les autres disciplines, les archéologues ont besoin de se former en permanence pour se tenir au courant des nouvelles méthodes et mettre en pratique les nouvelles techniques qui en dérivent. L’IFRI veut contribuer à organiser des formations spécifiques en Iran ou en France avec l’ICHTO, ainsi qu'avec les universités iraniennes et françaises.

Des ateliers thématiques se mettent en place à Téhéran. Le premier a eu lieu en mars 2007 sur Les Systèmes d’Information Géographique appliqués à l’archéologie. Un autre est prévu sur les méthodes modernes de prospection, ainsi qu’un troisième sur l’archéologie funéraire. (contact : ifri@ifriran.org )

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Documentation

L’IFRI ne possède aucune archive des anciennes fouilles françaises en Iran ; celles-ci sont conservées en France, où elles sont à la disposition de tous les chercheurs. Une copie des archives des fouilles de Suse de 1968 à 1979 est également déposée en Iran.

La bibliothèque de l’IFRI offre une riche documentation de livres et revues sur l’archéologie, l’histoire, les langues anciennes de l’Iran, et, de manière plus limitée, celles des pays voisins.

La bibliothèque possède les publications des missions françaises passées et présentes en Iran, Afghanistan, Pakistan, Mésopotamie et péninsule Arabique, mais aussi des publications des missions des autres pays en Iran, et des ouvrages d’archéologie des pays qui entourent l’Iran.

Plusieurs dizaines de revues internationales d’archéologie et d’histoire sont suivies. Les fonds d’archéologie et de langues anciennes sont les plus consultés de la bibliothèque.

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Diffusion

Dans le passé, les programmes archéologiques français en Iran avaient leurs propres collections de publications, dont la vénérable série des Mémoires de la Délégation en Perse commencée en 1900, devenue Mémoires de la Délégation Archéologique Française en Iran jusqu’en 1993 (50 volumes publiés). Ces ouvrages sont épuisés. Cette collection a été suivie en 1972 par les Cahiers de la DAFI (15 volumes jusqu’en 1987). Certains sont encore disponibles chez l’éditeur en France.

Aujourd’hui, les publications de l’IFRI entreprennent l’édition en français, mais aussi la co-édition en persan de livres, traitant du patrimoine et de l’archéologie. Plusieurs réalisations sont en cours, dont l’édition commentée de documents d’archives sur l’Iran venant de voyageurs spécialistes du début du 20ème siècle, par exemple les photos et relevés de l’architecte Maurice Pillet, par Nicole Chevalier, et les notes et photos de l’historien d’art Henri Viollet, par Marine Fromanger .

Les missions archéologiques conjointes

1. Évolution des sites Khorassaniens au Moyen-Âge (Eskem)
Dirigée par le Dr. Chahryar Adle, CNRS, FRE 2454 Paris, cette mission s’est longtemps occupée du site de Bastam  (400km à l’est de Téhéran), puis celui de Zuzan, près de la frontière afghane. À l’archéologie du bâti, se sont ajoutés des relevés de photogrammétrie aérienne et terrestre, permettant le relevé et l’établissement de cartes archéologiques tridimensionnelles de haute précision et pouvant couvrir de grandes surfaces.

- Cartographie archéologique de la région de Bam,
Ce sont ces acquis méthodologiques et technologiques qui permirent dès le lendemain du séisme dévastateur de décembre 2003 de répondre aux propositions d’assistance nécessaires à la reconstruction et à la réhabilitation de la ville et de ses environs faites par la France, en marge des aides humanitaires. Des photographies aériennes ont été prises dans le but de servir à la reconstruction numérique de la citadelle. C. Adle a également assuré la préparation du dossier d’inscription de la ville et de sa région sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO (effectuée en juin 2004). Les recherches réalisées à cette occasion ont abouti à l’identification de nombreux vestiges archéologiques, tant historiques que préhistoriques. Le programme de documentation du “Paysage Culturel de Bam” (inscrit en tant que tel sur la liste du Patrimoine mondial) s’étend sur 2500 hectares, il inclut ses qanats réputés parmi les plus anciens d’Iran (achéménides, séleucides et parthes).
Ce programme est spécial par son ampleur, les institutions publiques et privées qui le soutiennent et les multiples intervenants. Plusieurs équipes d’archéologues et de spécialistes sont à l’œuvre.

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2. Reconnaissance de surface de Pasargades et de son territoire. (depuis 1999)

-Equipe :
Codirecteurs :
Babak Aminpour, à partir de 2007 et Dr. Rémy Boucharlat, puis en 2007 Dr. C. Benech, CNRS-Université
Lyon 2, Laboratoire “Archéorient”,
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Géophysiciens :
Dr. Christophe Benech, CNRS Université Lyon 2, “Archéorient”
Sébastien Gondet, Doctorant, CNRS-Université Lyon 2, “Archéorient”
Pr. Albert Hesse, Emérite CNRS, "Sisyphe", Paris (consultant)
Marie Petronille, Doctorante, CNRS-Université Paris VI, “Sisyphe”
Koorosh Mohamadkhani, M2, Centre de Recherche Persépolis-Pasargades
-
Topographe :
Pascal Lebouteiller (indépendant)
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Aérophotographe :
Dr. Bernard-Noël Chagny

-Programme :
Le Fars central à l’époque achéménide, occupation de l’espace et circulation au cœur de l’empire achéménide, recherches de surface à Pasargades (voir aussi programme de Marvdasht, autour de Persépolis).
L’objectif est de reconnaître l’organisation de l’espace de la résidence de Cyrus et de l’éventuelle ville associée ; le site de quelque 300 hectares apparaît aujourd’hui comme un espace vide sur lequel sont distribués une demi-douzaine de monuments à 300 ou 800 m de distance les uns des autres. On a souvent défini, à tort selon les hypothèses de la mission, la résidence de Cyrus comme un vaste campement pourvu de quelques monuments de prestige en pierre.
Ce projet à l'origine répondait à la demande iranienne de constituer le dossier d’inscription du site au Patrimoine mondial, ce qui a été fait en 2004.
La mission mène des prospections de surface, archéologiques, géophysiques, topographiques et photographiques (par ballon et cerf-volant) sur le site de Pasargades et ses environs. Au delà- du site, l’exploration de la vallée du Tang-i Bulaghi, la voie la plus directe vers Persépolis, a été entreprise en 2001 pour relever les structures visibles, en particulier deux canaux, en partie taillés dans le roc, en partie construits, qui ont été intégralement relevés. Cette opération a été ensuite intégrée au programme des fouilles de sauvetage du barrage de Sivand.

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3. Premiers peuplement humains, provinces de Yazd, Téhéran et Mazandéran
- (depuis 2002)

-Equipe :
Codirecteurs :
Pr. Asghar Askari Khaneghah, Faculté des Sciences Sociales, Université de Téhéran
Dr. Gilles Berillon, CNRS, « Dynamiques de l’évolution humaine», Paris.
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Anthropologues :
Dr. Gilles Berillon, Dr. Valéry Zeitoun, Dr. Fernando Ramirez Rozzi, UPR 2147 CNRS, « Dynamiques de
l’évolution humaine»,  Paris.
Asghar Askari Khaneghah, Faculté des Sciences sociales, Université de Téhéran,
Dr. Hamid Ebadollahi, Université du Gilan, Rasht
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Préhistoriens :
Dr. Benoît Chevrier, CNRS- Université Paris X – Nanterre, UMR 7041, “Archéologie et Sciences de
l’Antiquité”, Equipe Anthropologie des techniques et territoires au Plio-Pleistocène,
Mohammad Beheshti, MA, Faculté des Sciences Sociales, Université de Téhéran, ICHHTO
Farzad Foruzanfar, ICHTO
-
Géologues et géochronologues :
Dr. Jean-Jacques Bahain, UMR 5198, Paris.
Dr. Pierre Antoine, UMR 8591 LPG, Meudon.

Paléontologue archéozoologue :
Dr. Patrick Auguste, UMR 8014, Université de Lille 1, Villeneuve d'Ascq.
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Chercheurs et étudiants iraniens :
Sara Nochadi (MA) and Narges Aminzadeh (Licence), Faculté des Sciences Sociales,
Université deTéhéran
F. Anbarloui, Z. Lotfalikhani, M. Pourbahram, F. Mohaghegh, Faculté des Sciences Sociales,
Université de Téhéran
6 étudiants de la Faculté des Sciences Sociales, Université de Téhéran

-Programme :
Le territoire iranien est une zone charnière pour la compréhension des peuplements humains au cours du Pléistocène ; par exemple, au Pléistocène supérieur, les questions de l’origine des hommes modernes en Eurasie et des cultures du Paléolithique supérieur se posent de façon cruciale. Le Programme Paléoanthropologique Franco-Iranien (FIPP) a été entrepris en 2002 pour apporter de nouveaux éléments de réponse, par des données de terrain de régions peu exploitées.
C’est en Alborz Central que les recherches du FIPP se sont concrétisées par la découverte de localités paléolithiques inconnues jusque-là, aux environs des villes de Amol (Mazandaran) et de Damavand (Téhéran). Parmi les localités découvertes, le FIPP a concentré ses activités sur le site de Garm Roud 2 (Mazandaran) situé à 15km au Sud-Est de la ville de Amol : en effet, il s’agit d’un site en stratigraphie, attribué au Paléolithique supérieur et datant de la fin du OIS-3 ; il est le seul de cette nature connu dans un diamètre de 1000 km. Une fouille programmée sur plusieurs années y a été initiée en 2006.
Les activités de terrain du FIPP sont l’occasion de former de jeunes chercheurs iraniens, formation qui se poursuit par un enseignement à la Faculté des Sciences Sociales de l'Université de Téhéran et qui se déroule, pour certains étudiants, sur la réalisation d'un doctorat en France.

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4. Paléolithique du Zagros (depuis 2004)

-Equipe :
Codirecteurs :
Feridoun Biglari, Centre d’Etudes du Paléolithique, Musée National d’Iran
Pr. Jacques Jaubert, Université de Bordeaux 1
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Préhistoriens, lithiciens :
Dr. J.-G. Bordes
R. Naderi
Dr. V. Mourre
S. Shidrang, Musée National, Téhéran
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Archéozoologue :
Dr. M. Mashkour, CNRS, Museum National d’Histoire naturelle
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Géomorphologue :
L. Bruxelles, INRAP, Toulouse

-Programme :
La mission a un triple objectif thématique : identifier les premiers témoignages d’occupation humaine (Acheuléen et antérieur) très peu inventoriés jusqu’à présent en Iran, redéfinir et surtout dater les techno-complexes mieux connus du Moustérien du Zagros associés à une extension récente du peuplement néandertalien vers 60-40 000 BP et enfin identifier les modalités du changement induit par la mise en place du plus ancien Paléolithique supérieur (Baradostien) et équivalent de l’Ahmarien du Proche-Orient et de l’Aurignacien européen, associé à l’arrivée de l’Homme moderne, Homo sapiens sapiens.
Après une prise de contact en 2003 (visites et expertises de site), une première mission franco-iranienne, menée avec nos collègues du Musée national de Téhéran et sous l’égide de l’ICHTO, a eu lieu en septembre 2004 dans l’Ouest iranien: prospection et étude de sites acheuléens dans la région de Mahabad (Shiwatoo), fouille de la grotte de Mar-Tarik (massif de Bisotoun), et étude des collections Fr. Hole du Paléolithique supérieur ancien de Yafteh (Khorramabad) conservées au Musée National de Téhéran. En 2005, un sondage a été effectué à Qaleh Bozi, grotte près d’Isfahan qui a révélé un nouvel ensemble très original du Paléolithique moyen.
Une session du XVe congrès international de l’UISPP (septembre 2006) a été co-organisée par M. Otte, F. Biglari et J. Jaubert et a eu pour objet une première synthèse sur les peuplements paléolithiques d’Iran. Un programme de terrain sur le long terme et l’inscription en thèse de deux doctorants à Bordeaux 1 sont en cours.

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5. Fouilles de Nishapur, ville médiévale et sassanide (depuis 2004)

 -Equipe :
Codirecteurs
M.R. Labbaf Khaneki, ICHHTO Mashhad, archéologue périodes islamiques
& Dr. Monik Kervran, CNRS-Université Paris IV, archéologue, périodes islamiques.

Archéologues :
Rocco Rante, Doctorant Aix en Provence et IFRI Téhéran, archéologue, périodes islamiques.
Julien Cuny, M2 Paris I, archéologue, périodes islamiques
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Historiens :
Paul Wurmser, doctorant Paris I
Dr. David Durand-Guédy, post-doc à l'IFRI
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Céramologues :
Annabelle Colinet, Ingénieure Musée du Louvre
Delphine Miroudot, Ingénieure Musée du Louvre
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Topographe-dessinateur :
Vincent Bernard (indépendant)

-Programme :
En 2002, le Centre de Recherche Archéologique iranien a invité Mme le Dr Monik Kervran à co-diriger les fouilles.
Ce site majeur pour la période islamique n’a jamais été étudié dans son ensemble : il n'existait pas de prospection ni de plan d’ensemble. L’une et l’autre opérations ont été réalisées respectivement en 2004 et en 2005-2006.
Les fouilles américaines menées entre 1934 et 1940 sont médiocrement publiées et concernent seulement un des secteurs du site (Shadyakh), post-seljoukide, tandis que la mission conjointe s’attache à l’étude du Qohandez (Citadelle) que les sources historiques indiquent comme la partie la plus ancienne du site. C’est dans ce secteur, conquis par les armées musulmanes, que fut érigée la première mosquée, ce qui implique une occupation antérieure, d’époque sassanide. Les résultats des premiers sondages et fouilles vont dans le même sens d’après l’architecture et le matériel.
La mise au jour d’une grande quantité d’ossements de bovidés et équidés conduit à établir un programme particulier d’archéozoologie, ce qui constitue une nouveauté pour un site d’époque historique. Par ailleurs, la mise en place du programme de géoarchéologie MÉDÉE permettra d’entreprendre une étude sérieuse de l’environnement du site lui-même.

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6. Reconnaissances de surface dans la plaine de Marvdasht - Persépolis (depuis 2005)

-Equipe :
Codirecteurs
Dr. Rémy Boucharlat, CNRS-Université Lyon 2, Laboratoire “Archéorient”
et Mohammad Feizkhah, ICHTO, Tabriz

Archéologues :
Dr. Christophe Benech, CNRS, “Archéorient”, Lyon, Géophysicien
Tijs De Schacht, doctorant, Université de Gand
S ébastien Gondet, doctorant, Université Lyon 2 “Archeorient”
Prof. Albert Hesse, Em érite CNRS, Paris, (participation occasionnelle)
Koorosh Mohamadkhani, MA, Centre de Recherche Persépolis Pasargades (spécialiste de
géophysique)

Geophysicien :
Dr. Faiçal Rejiba, MC Université Paris
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Topographe :
Pascal Lebouteiller (indépendant)
-
Aérophotographe (par ballon et cerf-volant) :
Dr. Bernard-Noël Chagny
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Géomorphologue :
Dr. Jean-Baptiste Rigot, MC Université de Tours

-Programme :
A partir de 2005, les recherches de surface pratiquées depuis quelques années à Pasargades ont été transposées à l’ensemble de la plaine de Persépolis, dans laquelle la célèbre terrasse ne représente que le quartier royal de l’antique Parsa. Cette extension répondait à la demande du Centre de Recherche Persépolis Pasargades.
L’objectif scientifique est de localiser le site de l’ancienne ville, sa forme et son extension.
L’hypothèse est de placer cette agglomération entre la nécropole royale de Naqsh-i Rustam et la terrasse de Persépolis, soit une distance de 6 km, sur laquelle les différents quartiers seraient répartis de manière assez lâche : le seul actuellement localisé serait celui des riches résidences à 3 km à l’ouest de la terrasse, déterminé par les trouvailles fortuites des années 70 et par les prospections en cours. Pour les autres, quartiers de l’armée, des artisans, cimetière s’il existe, on en est réduit aux conjectures. Dans l’hypothèse d’une distribution lâche, une partie importante de la superficie (15-20 km2 ?) doit être réservée aux parcs et jardins).

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7. Fouilles et études environnementales à Shahr-i Sokhte

-Equipe :
Equipe française intégrée à la mission archéologique iranienne de Shahr-e Sokhte dirigée par Dr. S.M.S. Sajjadi (depuis 2006)
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Directeur de l’équipe française :
Dr. Michèle Casanova, Université de Rennes 2- CNRS Laboratoire “Archéologie et Sciences de
l’Antiquité”, Nanterre
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Archéologues :
Marianne Coty, doctorante, Université Paris I
Guillaume Gernez, doctorant, Université Paris I
Jessica Giraud, doctorante et ATER, Université Paris I
Benjamin Mutin, doctorant, Université Paris I et chercheur UMR 9993
Rouollah Shirazi, MC Université Zahedan et doctorant, Université Paris I
Catherine Theiller, INRAP, doctorante, Université Paris I

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Topographe :
Cécilia Populaire, contract. Dir. de l’archéologie du Douaisis
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Archéozoologues :
Dr. Marjan Mashkour, CNRS, Museum national d’Histoire naturelle, Paris
Julie Daujat, M2, Museum national d’Histoire naturelle

Paléoparasitologue :
Dr. Matthieu Le Bailly, Post-doc CNRS, Museum national d’Histoire naturelle
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Archéobotaniste :
Zohreh Shirazi, doctorante, Université Paris I
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Géomorphologue et hydrologue :
Pr. Eric Fouache, Prof Paris XII, EA 435 « Géonat »
Dr. Claude Cosandey, CNRS, UMR 8591 Meudon

-Programme :
Shahr-e Sokhte est une ville importante entre la fin du 4e et la fin du 3e mill. aux confins orientaux de l’Iran, dans une zone aride. Par sa position, elle a joué un rôle majeur dans les échanges à longue distance à l’âge du Bronze entre l’Asie centrale et l’Afghanistan d’une part, la Mésopotamie et l’Egypte d’autre part. Après d'importantes fouilles italiennes (1967-1978), S.M.S. Sajjadi (ICAR) a repris des fouilles et a invité M. Casanova à collaborer avec sa mission.
Les objectifs du programme conjoint sont de réexaminer la stratigraphie et le cadre chronologique du site et d’interpréter les données concernant l’exploitation, la production et la circulation des ressources.
Les efforts se portent actuellement avant tout sur les zones industrielles du site, en particulier le quartier des artisans, où des sondages antérieurs ont mis en évidence des ateliers lapidaires où étaient travaillées les pierres fines (lapis lazuli, turquoise, albâtre).
Par ailleurs, la mission française se propose de renouveler avec le concours de spécialistes les études environnementales.


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8. MEDEE (Mer, Désert, Environnement)

Dynamiques environnementales et peuplement humain à l’Holocène au Moyen-Orient (Afghanistan, Iran, Pakistan)
Ce programme géoarchéologique a été présenté en 2007 par le Pr. Eric Fouache, Université Paris XII-CNRS, Laboratoire “Geonat”. Il a été préparé sur la base de discussions avec les missions archéologiques, françaises pour le moment, travaillant sur l’Iran oriental, et en contact avec le Geological Survey of Iran.

-Programme :
Etude des dynamiques environnementales à l’échelle de l’Holocène, voire du quaternaire, tant au niveau régional que local d’un point de vue géoarchéologique. La région occupe une position géographique originale de charnière tectonique et de transition climatique. La tectonique des plaques y est très active et, en s’éloignant du golfe Persique vers l’est, on passe des déserts chauds aux déserts froids, tandis qu’alternent les domaines arides et semi-arides. On observe aussi une remontée plus ou moins grande des queues de mousson indiennes.
Une mission de ce type permet de centraliser les besoins des différents programmes archéologiques, de rationaliser les déplacements d’experts en environnement et de permettre des économies d’échelle, tout en mutualisant une partie des besoins.
Toute la difficulté consiste, avant d’attribuer une phase d’abandon ou de recul d’occupation humaine à un facteur environnemental ou un facteur historique, à peser la part des dynamiques naturelles et de leur interaction avec l’action de l’homme.
Le programme s'est fixé sur quatre types de forçages susceptibles d'avoir provoqué des crises environnementales à l’Holocène :
---1- le forçage tectonique
---2- les variations relatives du niveau marin
---3- le forçage climatique
---4- le forçage anthropique
Cette approche doit être menée au sein des programmes archéologiques qui seuls assurent un contexte chronologique et historique maîtrisé et des questions environnementales pertinentes. Le programme doit être encadré par un réseau d’experts, géographes, géologues, hydrologues, géophysiciens, quaternaristes et de spécialistes des paléo-environnements et des datations radiométriques.

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9. Fouilles de sauvetage

Dans le cadre de sa politique de recherche et de préservation du patrimoine archéologique, l'Organisation du patrimoine culturel, du tourisme et des arts traditionnels de l'Iran a lancé en 2004 un grand programme international de fouilles de sauvetage dans le Tang-i Bulaghi, occasionné par l'achèvement du barrage de Sivand, à 17km au sud de Pasargades. Sur place, ce programme a été fortement appuyé par le Centre de Recherche Persépolis-Pasargades.
Six missions conjointes ont été formées par des équipes iraniennes et des équipes étrangères (deux d'Allemagne, une de quatre autres pays: France, Italie, Japon et Pologne). Chaque équipe a effectué deux à trois saisons de un mois en 2005, 2006 et début 2007. Dans cette vallée, constituée d'une gorge étroite et d'une petite plaine de 9 x 3 km, une douzaine de sites archéologiques ont été largement fouillés, mettant au jour des installations de différentes périodes, mais principalement néolithique, Ve-IVe millénaires (Période Bakun), achéménide, sassanide et islamique.
L'ensemble des travaux a donné des résultats considérables, spectaculaires parfois (nombreux fours  et tombes de la période Bakun, bâtiments achéménides de différentes fonctions, plusieurs installations sassanides de pressage du raisin). L'intensité des recherches menées fera du Tang-i Bulaghi une des régions les mieux étudiées en Iran au plan archéologique.

- Mission conjointe franco-iranienne dans le Tang-i Bulaghi, près de Pasargades
(2005 – 2007)

Co-directeurs :
Mohammad Atai, ICAR et Dr. Rémy Boucharlat, CNRS, "Archéorient", Lyon,  et IFRI.
Equipe de 4 à 8 archéologues et un anthropologue physique,  lors de trois saisons.

-Site 85 dans la plaine: installation d'époque sassanide et cimetière dont plusieurs tombes présentent
des pierres tombales inscrites des XVIIe et XVIIIe siècles.

-Site 88: nécropole vraisemblalement sassanide en relation avec l'occupation du site 85. Les tombes,
proches de la surface, au centre d'un cercle de pierre, sont mal conservées.

-Site 34 dans la gorge: pavillon achéménide, probablement de l'époque de Darius, de 25 m de côté environ, comportant deux portiques à base de colonnes carrées en calcaire gris.

- Sondages sur les canaux qui courent de l'entrée de la gorge jusqu'au barrage moderne. Ils confirment la relation entre les parties taillées dans le roc et celles, beaucoup plus longues, où les canaux sont placés sur un remblai de terre et de pierres, soigneusement construit. Le canal de la rive droite, inachevé, est d'époque achéménide; celui de la rive gauche a peut-être été utilisé. Sa date est incertaine, mais pourrait être achéménide également. L'un et l'autre étaient destinés à la mise en valeur agricole de la plaine de Bulaghi.

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