Publications- BI complète
-
-
-
La Bibliothèque Iranienne est la collection phare de l'IFRI. Elle a été fondée en 1949 par Henry Corbin qui a dirigé la publication des 22 premiers volumes jusqu’en 1978. Ces volumes qui consistent en éditions savantes de textes persans introuvables à l'époque ailleurs qu'en manuscrits, constituent la Collection Henry Corbin. A partir de 1980, la Bibliothèque Iranienne s'ouvre à l'Iran contemporain et aux sciences sociales, tout en poursuivant la publication de recherches dans le domaine classique. Beaucoup des volumes publiés sont aussi disponibles en traduction persane.
Bibliotheque
1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 -16 - 17 - 18
iranienne
19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24 - 25 - 26 - 27 - 28 - 29 - 30 - 31 - 32 - 33 - 34
  35 - 36 - 37 - 38 - 39 - 40 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - 46 - 47 - 48 - 49 - 50
  51 - 52 - 53 - 54 - 55 - 56 - 57 - 58 - 59 - 60 - 61 - 62 - 63 - 64 - 65
 

BI 1
Kashf al-Mahjub
Abu Ya’qub Sejestâni

Le dévoilement des choses cachées. Traité ismaélien du IVe siècle de l’hégire. Texte persan publié avec une introduction par Henry Corbin.

25+115 pages, 1949
(3e édition 1988)
4e édition augmentée de la traduction persane de l’introduction sous presse : Entesharat-e Tahuri et IFRI
Le rôle prépondérant assumé par les penseurs iraniens dans l’élaboration de la pensée ismaélienne est remarquable. Occupant un rang des plus honorables parmi eux, Abû Ya’qûb Sejestânî dont on présente ici une oeuvre pour la première fois intégralement éditée (en 1949). Ce que l’on sait de la vie d’Abû Ya’qûb Sejestânî se réduit à fort peu de choses, presque à rien. D’après une allusion précise contenue dans un de ses livres, le Kitâb al-Iftikhâr, il apparaît certain qu’Abû Ya’qûb vivait encore en 360/971. Ce texte persan du Kashf al-Mahjûb vient s’ajouter aux oeuvres de Nâsir-eKhosraw pour former le “Corpus ismaélien” persan de l’époque fâtimide. Il est disposé selon un schéma précis, fixé selon la loi du septenaire que les spéculations ismaéliennes reprennent toujours avec prédilection. Le “Dévoilement des choses cachées” s’étend sur sept chapitres, ordonnés chacun en sept “recherches”. Cela fait en tout quarante-neuf “recherches” auxquelles s’ajoutent le prologue et la conclusion, deux morceaux où l’émotion du ton contraste avec la sobriété et la rigueur qui commandent tout l’ouvrage.
Haut de page

BI 2
Oeuvres philosophiques et mystiques de Shihabaddin Yahya Sohrawardi
Henry Corbin
(Opera metaphysica et mystica II) : 1- La Théosophie de l’Orient des Lumières (arabe); 2- Le Symbole de Foi des Philosophes (arabe); 3- Le Récit de l’Exil occidental (arabe et persan). Prolégomènes en français et édition critique par Henry Corbin

104+350 pages, 1952
(2e édition 1977).
(épuisé)

Le premier volume de ce Corpus parut à Istanbul en 1945, comme T. XVI de la Bibliotheca Islamica, sous le titre d’Opera metaphysica et mystica. Une tétralogie supporte l’édifice de l’édition. Dans les Opera metaphysica I on aura trouvé  la Métaphysique des trois premières parties de cette tétralogie: Talwîhât, Moqâwamât, Motârahât. Ces trois livres, dans la pensée de Sohrawardi, doivent servir de propédeutique à son livre fondamental, celui qui achève la tétralogie et dont nous présentons le texte arabe dans le présent volume, le Kitâb Hikmat al-Ishrâq.
Il fallait qu’une bonne fois l’on pût lire sans interruption le texte pur et simple du Kitâb Hikmat al-Ishrâq, tel que Sohrawardî l’a rédigé. L’expérience en vaut la peine. Le style apparaît dans sa concision; les termes techniques frappés par le sheykh prennent tout leur relief; ce qu’il y a de personnel, de nerveux, d’haletant parfois dans le texte, devient enfin sensible.
Haut de page

BI 3
Kitab-e Jami’ al-Hikmatain
Nasir-e Khosraw

Le livre réunissant les deux sagesses ou Harmonie de la philosophie grecque et de la théosophie ismaélienne. Texte persan édité avec une double étude préliminaire en français et en persan par Henry Corbin et Mohammad Mo’in.
.

147+362+20 pages, 1953
(2
e édition 1984)
L’oeuvre de Nâsir Khosrow, composée en persan au temps des Fatimides, puise dans l’Ismaélisme iranien sa signification et la raison de son influence. Le présent ouvrage rédigé en 462h/1070 à la demande de l’Emir de Badakhshan ‘Ali ibn Asad, est un commentaire d’une qasida du philosophe poète ismaélien Abû’l Haitham al-Jorjâni. Cette qasida purement philosophique, progressant de comment en pourquoi est peut-être unique dans la littérature persane. Ce commentaire qu’en donne Nâsir Khosrow, caractéristique du ta’wil ismaélien, livre en définitive une profession de foi de l’Ismaélisme iranien, proclamant le culte divin en esprit et en vérité.
Haut de page
BI 4 et 5
Avicenne et le récit visionnaire
Henry Corbin

VI+344 pages, 90+116 pages, 1954
édition partielle 1987, IFRI/PUI
(épuisé)

Le “Cycle des Récits visionnaires” d’Avicenne situent l’homme Avicenne dans le cosmos que le philosophe élabora en un imposant monument tel que le Kitâb al-Shifâ, comme en maint autre traité majeur ou mineur. Ces Récits, en substituant une dramaturgie à la cosmologie, nous garantissent l’authenticité de cet univers: il est vraiment le lieu d’une aventure personnellement vécue. Du même coup, ces Récits semblent dicter une réponse à la question de savoir où situer l’avicennisme dans le plérôme des systèmes philosophiques. Ils rendent impossible de le reléguer dans un passé définitivement mort et dépassé. Les Récits qui constituent ce Cycle sont au nombre de trois: le Récit de Hayy ibn Yaqzân, le Récit de l’Oiseau, le Récit de Salâmân et Absâl. Il ne semble pas que l’on ait essayé jusqu’ici (1954) de les méditer tous les trois ensemble, de les comprendre comme un “cycle”. C’est le dessein auquel répond la publication présente; elle s’est fondée sur leur contenu même pour les disposer en une trilogie.
Haut de page-

BI 6
Commentaire de la qasîda ismaélienne d’Abû’l Haitham Jorjânî

(Attribué à Mohammad ibn Sorkh de Nishapour (IVe/Xe-Ve/XIe siècles)
Texte persan édité avec introduction et esquisse comparative en français par Henry Corbin et Mohammad Mo’in.

115+126 pages, 1955.
(épuisé)

La présente publication vient compléter le 3e volume de la Bibliothèque Iranienne dans lequel est donnée l’édition princeps du Livre réunissant les deux sagesses de Nâsir-e Khosraw. Cependant, si dans l’ordre de l’édition le présent livre en forme la suite, il apparaît que selon la chronologie réelle des oeuvres, il faille plutôt le considérer comme un précurseur du livre de Nâsir-e Khosraw, un précurseur que ce dernier ignora, tout le donne à croire: Mohammad ibn Sorkh de Nishapour, l’auteur présumé du livre, fut probablement le disciple direct de Abû’l Haitham et son ouvrage se donne comme un ensemble des réponses aux questions posées dans la qasida. L’introduction rédigée par H. Corbin esquisse une comparaison entre le commentaire de Nâsir-e Khosraw et celui de Mohammad ibn Sorkh, traçant les grandes lignes des thèmes de la théosophie ismaélienne. Du fait que le ta’wil ismaélien transpose, “reconduise” à un plan supérieur toutes les données du Qorân et des hadith-s, le champ d’investigation et de méditation apparaît illimité.
Haut de page

BI 7
Matériaux pour la biographie de Shâh Ni’matollah
Walî Kermânî
Textes persans publiés avec une introduction en français par Jean Aubin.

21+345 pages, 1956
(3e édition 1987)

Les matériaux ici présentés relèvent de la littérature hagiographique: ils ouvrent à la fois sur l’histoire du mysticisme et sur celle, matérielle et psychologique, des sociétés. Shâh Ni’matollah Walî Kermanî (731/1330-834/1431) a joué dans la cristallisation de la sentimentalité shî’ite un rôle qu’on admet prépondérant, parce que la plupart des formations du dervichisme shî’ite moderne se réclament de lui. Si la publication présente apporte peu de lumières sur l’histoire de sa pensée, elle offre en revanche des noms - repères pour replacer dans son très large contexte le personnage et son action et cela à travers les trois “Vies” éditées ici: Risâla de ‘Abd al-Razzâq Kermâni, extrait du Jâmi‘-e mufîdî et Risâla de ‘Abd al-’Azîz Wâ’izî.
Haut de page

BI 8
Le Jasmin des Fidèles d’amour (Kitâb-e ‘Abhar al-Âshiqîn)
Rûzbehân Baqlî Shîrâzî (522/1128-606/1209)
Traité de soufisme en persan publié avec une double introduction et la traduction du chapitre premier par Henry Corbin et Mohammad Mo’in.

128+244+113 pages, 6 pl. hors-texte, 1958.
(3e édition 1987)
L’oeuvre de Rûzbehân Baqlî Shîrâzi est par excellence au nombre de celles qui nous conduisent à une compréhension directe de la spiritualité iranienne: comment celle-ci, dans son aspiration à la pure intériorité religieuse, assuma un rôle prépondérant dans la différenciation interne de la religion islamique. Devant la confusion plus au moins volontairement entretenue, tendant à identifier le concept religieux de l’Islam avec quelque concept ethnique ou racial, il est précieux que l’originalité du soufisme iranien en atteste justement le pluralisme des virtualités spirituelles, irréductible à toute uniformisation et socialisation du concept religieux.
Le Jasmin des Fidèles d’amour intéresse en premier lieu, sinon exclusivement, les études de soufisme, et à travers elles la phénoménologie de la mystique en général. En outre, il s’agit d’un des monuments de la langue persane dans l’état qu’elle présentait à la veille des invasions mongoles.
Haut de page
BI 9
Trilogie ismaélienne
Henry Corbin
1-Abû Ya’qûb Sejestâni : Le livre des Sources (IVe/Xe s.); 2-Sayyid-nâ al-Hosayn ibn ‘Ali : Cosmogonie et Eschatologie (VIIe/XIIIe s.); 3-Symboles choisis de La Roseraie du Mystère, de Mahmûd Shabestari (VIIIe/XIVe). Textes édités avec traduction française et commentaires par Henry Corbin.

200+196+188 pages, 1961
(épuisé)

Le présent volume fait suite à ceux qui, dans notre collection, se sont déjà proposé de contribuer à l’essor des études ismaéliennes. La réunion des trois textes inédits publiés ici n’a rien d’arbitraire. Groupés en une trilogie, ils présentent en effet l’extrême intérêt de nous permettre une vision comparative, si sommaire soit-elle, de la doctrine ismaélienne en trois de ses états caractéristiques: ismaélisme de l’époque fâtimide, ismaélisme de la tradition post-fâtimide, et ismaélisme iranien réformé de la période postérieure à la chute d’Alamût (654/1256).
Haut de page
BI 10
Le Livre des Pénétrations Métaphysiques
(Kitâb al-Mashâ’ir) Mollâ Sadrâ Shîrâzî (980/1572-1050/1640)

Texte arabe publié avec la version persane de Badi’ ol-Molk ‘Emâdoddawleh. Traduction française et annotations par Henry Corbin (Ouvrage publié à l’occasion du IVe centenaire (1380 h.l.) de la naissance de Mollâ Sadrâ Shîrâzî).

271+246 pages, 1964
(2e édition 1982)

Dans ce petit livre d’une densité remarquable, Mollâ Sadrâ discute tous les aspects de sa métaphysique de l’être; il rappelle comment il fut amené à renoncer à l’“erreur” de sa jeunesse qui le retenait captif de la métaphysique des essences, et à professer une métaphysique qui reconnaît à l’existence, à l’acte d’exister, la préséance sur la quiddité. L’opuscule permet, en outre, de pressentir le lien de cette thèse fondamentale avec l’ensemble des positions que notre philosophe assume ailleurs, et là même se révèle la structure qui certifie l’originalité de son oeuvre.
Haut de page
BI 11
Le livre de l’homme parfait (Kitâb al-Insân al-Kâmil)
‘Azizoddîn Nasafî (VIIe/XIIIe siècle)

Recueil de traités de soufisme en persan, publiés avec une introduction par Marijan Molé.

58+608 pages, 1962
(3
e édition 1993, 8e édition 2007)
Parmi les écrivains soufis, ‘Azîz Nasafî est l’un des plus anciennement connus en Europe, bien que son oeuvre soit en majeure partie inédite; les manuscrits de ses oeuvres sont pourtant très nombreux, et il a été beaucoup lu. Cela ne va pas sans inconvénients: ses écrits ont bien souffert de leur popularité et leur tradition manuscrite est très compliquée. L’établissement d’éditions sûres, telle que celle qui est ici présentée, est donc indispensable à l’étude d’un auteur incontournable: avec sa théosophie, de structure ismaélienne et d’affinités duodécimaines, Nasafi apparaît comme le représentant d’un de ces mouvements shî’ites dont le bouillonnement est si caractéristique pour les deux siècles qui séparent l’époque des Mongols de celle des Safavides.
Haut de page
BI 12
Commentaire sur les Paradoxes des Soufis (Sharh-e Shathiyât)
Rûzbehân Baqlî Shîrâzî (522/1128-606/1209)

Texte persan publié avec une introduction en français et un index par Henry Corbin.

45+738 pages, 1966
(2
e édition 1981),
5
e édition 2006.
Rûzbehân est un des grands représentants du “théophanisme” des spirituels de l’Islam. Il fut le contemporain, tout en étant l’aîné, de Sohrawardî, Shaykh al-Ishrâq; par son paradoxe de l’amour, il fut un précurseur de Hâfez, pour ceux qui savent lire celui-ci à la manière des ‘orafâ. La tonalité de sa mystique, et précisément dans l’ouvrage ici présenté, diffère de tout autre: les symboles remplissent, chez Rûzbehân, une fonction dont n’est jamais absent le sentiment pathétique de leur paradoxe; ils n’ont rien à voir avec ce qu’on appelle “allégorie”. Rares sont les livres où sont exprimés, avec une émotivité aussi lucide, l’affrontement de l’inaccessible, la souffrance de l’inaccessible dans cela même qui est atteint.
Haut de page
BI 13
Les premiers poètes persans
(IXe-Xe siècles)
Fragments rassemblés,édités et traduits par Gilbert Lazard

Tome I: Introduction et traduction française par Gilbert Lazard. Tome II : Texte persan

2 vols, 187+222 p. 1964
(2
e édition 1982: t.II.)
t.I épuisé.
Les oeuvres des plus anciens poètes persans jusqu’à l’époque ghaznévide (début du Ve/Xe siècle) ne sont connues, sauf exception, que par des fragments qu’on trouve chez des auteurs postérieurs. Les principales sources sont les anthologies, les traités de rhétorique et les dictionnaires, auxquels s’ajoutent occasionnellement d’autres ouvrages.
On trouvera ici rassemblés en un recueil, aussi complet que possible, des fragments conservés de l’oeuvre des poètes antérieurs à 370h., Rûdaki excepté. Les quelques mille cinq cents distiques ainsi réunis ne sont qu’un pauvre reste d’une riche floraison. Ajoutés aux fragments de Rûdaki, ils donnent cependant une idée de la variété de cette production et de l’évolution de la poésie persane depuis les débuts jusqu’à l’époque de Ferdowsi, pendant un peu plus d’un siècle.
Haut de page
BI 14 et 15
Shâh-Nâma-ye Haqiqat (Le Livre des Rois de Vérité)
Hajj Ne’matollah Mojrem Mokri
Histoire traditionnelle des Ahl-e Haqq.

Texte persan publié avec une introduction, une étude sur les “Fidèles de Vérité”, des notes et des commentaires par Mohammad Mokri. Tome I: Texte du Shâh-Nâma.

24+584 pages, 1966.
(2
e édition, compilation des deux volumes 14 et 15, 1982).
Les Ahl-e Haqq ou Fidèles de Vérité constituent une secte ésotérique existant depuis plusieurs siècles en Iran et qui se rattache dans une certaine mesure au shî’isme. La pensée Ahl-e Haqq s’inscrit bien dans le cadre général de l’islam shî’ite, mais présente des caractères très originaux et incarne une sensibilité religieuse particulière. Les apports de l’Iran préislamique et le legs des sectes extrèmistes post-islamiques ont contribué à constituer un ensemble doctrinal qui présente un intérêt tout spécial.
Si la plupart des livres des Ahl-e Haqq ont été rédigés en dialecte gourani, il ne manque pourtant pas d’ouvrages de la secte en langue persane; ceux-ci ne remontent pas à plus d’un siècle. Parmi eux, le plus important est le Shah-Namâ-ye Haqiqat que nous publions ici.
Haut de page
BI 16
La Philosophie shi’ite
Sayyed Haydar Âmoli (VIIIe/XIVe siècle)

1-Somme des doctrines ésotériques (Jâmi’ al-asrâr); 2- Traité de la connaissance de l’être (Fî ma’rifat al-wojûd). Textes publiés avec une double introduction et index par Henry Corbin et Osmân Yahyâ.

76+832+62 pages, 1969 .
(2
e édition 1989).
Par son ampleur, l’oeuvre de Sayyed Haydar Âmoli fait pendant, pour la période présafavide, à celle de Mollâ Sadrâ Shirâzi pour la période safavide. Son importance, du point de vue philosophique, lui est comparable.
Dans les deux traités publiés ici, Haydar Âmolî se révèle comme un des artisans les plus efficaces de l’intégration de la pensée d’Ibn Arabi à la pensée shî’ite. Toute sa métaphysique de l’être, sa conception du towhîd, sa doctrine des Noms divins et de leur forme épiphanique, tout cela prolonge et amplifie les doctrines d’Ibn ‘Arabi. Toutefois, la définition shî’ite du “Sceau de la Walâyat” modifie certains traits dans la physionomie d’ensemble de la doctrine d’Ibn ‘Arabi, mais c’est au prix de cette modification, ou mieux dit de cette restitution, qu’elle s’est intégrée à la théosophie shî’ite jusqu’à nos jours, et c’est pourquoi l’oeuvre de Haydar Amoli marque un moment d’une importance capitale.
Haut de page
BI 17
Oeuvres Philosophiques et Mystiques
Shihâbaddin Yahyâ Sohrawardi

Volume II: Œuvres en persan (Opera metaphysica et mystica III), éditées avec une introduction par Seyyed Hosseïn Nasr. Prolégomènes, analyses et commentaires par Henry Corbin.

155+494+80 pages, 4 pl. hors texte, 1970
(2e édition 1977).
(épuisé)
Le présent volume fait suite aux deux volumes des oeuvres de Sohrawardi antérieurement publiés, à savoir le volume XVI de la Bibliotheca Islamica (Istanbul, 1945) et le volume 2 de la Bibliothèque Iranienne, (Téhéran-Paris 1952). Les quatorze traités en langue persane regroupés dans ce volume sont répartis en trois groupes: les traités philosophiques (I à III), les traités mystiques (IV à XI), et deux traités, classés à part, dont l’attribution à Sohrawardi a pu être parfois contestée. La lecture de ces traités donne un bon aperçu de la doctrine du Shaykh al-Ishrâq, doctrine qui est un des facteurs essentiels de la culture spirituelle iranienne, et constituerait le pilier iranien de toute recherche en philosophie comparée, axée, par exemple, sur le motif de la lumière où l’idée du Paraclet- deux motifs qui, du Moyen Age à la Renaissance, suffiraient à constituer le pilier occidental de la comparaison.
Haut de page
BI 18
Anthologie des philosophes iraniens depuis le XVIII
e siècle jusqu’à nos jours
Jalâloddîn Âshtiyânî et Henry Corbin

Tome Ier: Textes persans et arabes choisis et présentés par Sayyed Jalaloddin Âshtiyâni, introduction analytique par Henry Corbin.

212+521 pages, 1972.
(épuisé).

.Le phénomène de la philosophie iranienne des quatre derniers siècles fait apparaître à l’orient du monde islamique une province de la philosophie restée jusqu’ici ignorée des philosophes occidentaux. La présente anthologie, qui est un monument de la philosophie traditionnelle, est également un monument de la science historique. Elle souhaite en effet répondre à plusieurs attentes: attente de l’historien, car il apparaît désormais difficile de traiter les périodes safavide et qadjare de l’histoire iranienne sans se référer aux oeuvres de ceux qui ont configuré le système du monde prévalant à l’époque; attente du philosophe, qui découvrira des penseurs particulièrement en affinité avec les auteurs de nos grandes Sommes médiévales comme avec les platoniciens et hermétistes de notre Renaissance. Ce premier volume, sur les six initialement prévus, regroupe des oeuvres de sept philosophes, sur la soixantaine que les auteurs se proposent d’éditer: Mir Dâmâd, Mir Fendereski, Molla Sadrâ Shirazi, Rajab ‘Ali Tabrîzî, ‘Abdolrrazzâq Lâhîjî, Hosayn Khânsârî et Mollâ Shamsâ Gilânî.
Haut de page
BI 19
Anthologie des philosophes iraniens depuis le XVIII
e siècle jusqu’à nos jours
Jalâloddîn Âshtiyânî et Henry Corbin

Tome II: Textes choisis et présentés par Sayyed Jalaloddin Âshtiyâni. Introduction analytique par Henry Corbin.

164+556 pages, 1975.
(épuisé).
Ce second volume de la vaste anthologie commencée au volume 18 de la Bibliothèque Iranienne, contient des oeuvres des philosophes suivants: Sayyed Ahmad ‘Alawî, Mohsen Fayz Kâshânî, Mohammad Ibn ‘Alî Rezâ Aghâjânî, Hoseyn Tonkabonî, Quwâmoddîn Râzî, Mohammad Rafî’, Pîr-Zâdeh et Mohammad Baqir Sabzavârî.
Haut de page

BI 20
Traités des Compagnons-Chevaliers
(Rasâ’il-e javânmardân)
Recueil de sept Fotowwat-nâmeh publié par Morteza Sarrâf. Introduction analytique par Henry Corbin.

110+328 pages, 1973
(2
e édition 1991).

Le phénomène que désignent respectivement le mot arabe fotowwat et le mot persan javânmardî, est caractéristique entre tous de la civilisation spirituelle de l’Islam. Il intéresse au premier chef aussi bien le chercheur en sciences religieuses que le philosophe et le sociologue. Chevalerie spirituelle et mystique, la fotowwat amène celui qui s’y engage à se conduire en chevalier de l’âme et de la foi, dont l’idéal et les règles de vie s’expriment tout au long des traités publiés ici, les Fotowwat-Nâmeh. S’il existe des Fotowwât-Nâmeh pour les soufis, il en existe aussi pour toutes les formes de métier et de profession. On en aura un exemple dans le texte rarissime qui clôt ce volume, le Fotowwât-Nâmeh des artisans de tissus imprimés (tchit-sâzan).
De l’ensemble des sept Fotowwat-Nâmeh qui composent le présent recueil, six ont été composées entre le VIIe/XIIIe s. et le IXe/XVe s.
Haut de page
BI 21
Correspondance spirituelle échangée entre Nûroddîn Esfarâyeni (ob. 717/1317) et son disciple ‘Alâoddawleh Semnâni (ob. 736/1336).

Texte persan publié avec une introduction par Hermann Landolt.

52+135 pages,1972,
(épuisé)
A côté des grandes oeuvres de la littérature mystique de l’Islam, lues par un public plus ou moins étendu, il y a le genre relativement peu connu des lettres et correspondances privées. L’un des maîtres iraniens qui nous ont laissé un corpus considérable d’écrits de ce genre, fut Nûroddin ‘Abdolrrahmân-e Esfarâyeni (639/1242-717/1317) dont nous publions ici ce qui nous est parvenu de la correspondance échangée avec celui qui fut sans doute son disciple préféré, ‘Alâoddawleh-ye Semnânî (659/1261-736/1336). Cette correspondance s’étend sur une période d’environ trente-cinq ans, jusqu’à la mort du Maître, et se répartit en deux ensembles: la première partie, publiée par Semnânî lui-même, a probablement été écrite avant la rencontre des deux hommes; ce sont des lettres de direction spirituelle au sens propre du mot. Dans la seconde partie, les deux maîtres donnent des récits très personnels d’expériences mystiques ou exposent dans une langue souvent dense et allusive, des points essentiels de leur doctrine soufie; c’est en fait la correspondance entre deux amis.
Haut de page
BI 22
Le Texte des Textes (Nass al-Nosus)
Seyyed Haydar Âmolî (VIIIe/XIVe siècle)
Commentaire sur les “Fosûs al-hikam” d’Ibn ‘Arabi. Les Prolégomènes, publiés avec une double introduction et un quintuple index par Henry Corbin et Osmân Yahyâ. Tome Ier : Texte et double Introduction .

46+545 pages, 28 diagrammes hors texte, 1975
(2
e édition 1988).
L’oeuvre que nous présentons ici en édition princeps ne constitue que les prolégomènes du très vaste commentaire consacré par Sayyed Haydar Âmoli à un ouvrage d’Ibn Arabî, le Kitab Fosûs al-hikam, qui depuis plus de sept siècles, n’a cessé d’être lu, relu et médité par les spirituels de l’Islam. Ces “prolégomènes” forment une “Somme” de théosophie mystique qui se suffit à elle-même. Quant à l’oeuvre elle-même, Haydar Âmoli l’a intitulée “Le Texte des Textes” (Nass al-Nosûs) pour montrer simultanément l’importance qu’il attachait au texte original d’Ibn ‘Arabi et au commentaire qu’il lui consacre.
La connaissance de cette oeuvre est indispensable pour une représentation adéquate de la pensée et de la spiritualité islamiques depuis le XIIIe siècle jusqu’à nos jours, plus spécialement de la philosophie et de la spiritualité shî’ites ou imâmites.
Haut de page
BI 23
Le Tâlech, une région ethnique au nord de l’Iran
Marcel Bazin

1980 A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations, Synthèse n° 1.
2 vols., 220 pages + 34 planches et 314 pages + 48 planches,21x29,7cm
ISBN 2-86538-004-1
Le terme “Tâlech” est à la fois un toponyme désignant en général le versant oriental de la chaîne –partie occidentale de l’arc montagneux qui borde l’Iran au nord– et un “terme ethnique” désignant ses habitants. Apprécier la cohérence de la “région ethnique” du Tâlech revient à poser la question suivante: les différences entre les microrégions du Tâlech sont-elles plus ou moins grandes que celles entre les Tâlech et leurs voisins? La thèse de Marcel Bazin se propose de répondre à cette question, parmi d’autres, et pose aussi le problème de la pertinence d’un découpage régional à base ethnique: n’est-il plus que la survivance d’un passé révolu? Dans le cas du Tâlech iranien, divers facteurs tendent à affaiblir l’identité ethnique et à lui substituer d’autres critères de différenciation régionale, mais il existe aussi des facteurs antagonistes favorables au maintien du rôle de l’ethnie.
Marcel Bazin, né en 1944, est professeur de géographie à l’université de Reims, spécialiste de géographie culturelle de l’Iran et du Moyen-Orient.
Haut de page
BI 24
Gilân et Âzarbâyjân oriental,
cartes et documents ethnographiques
Marcel Bazin et Christian Bromberger avec la collaboration de Asghar Askari et Asghar Karimi

1982, A.D.P.F.,
Editions Recherche sur les Civilisations, Synthèse n° 12. 108+16 pages, 21x29,7cm, 16 pl. h.t., 42 cartes, ill.
ISBN 2-86538-024-6 ISSN 0241-3996
Ce volume de documents et de cartes, consacré aux versants humide et aride de l’Alborz nord-occidental, est le fruit de recherches sur le terrain effectuées de 1972 à 1977 par Asghar Askari (Centre d’Ethnologie de l’Iran), Marcel Bazin (Université de Nancy II), Christian Bromberger (Université de Provence) et Asghar Karimi (Centre d’Ethnologie de l’Iran).
La zone étudiée se caractérise par une grande diversité écologique et culturelle. Pour cerner ces variations, on a combiné enquêtes “approfondies” dans quelques “lieux témoins” principaux et recherche extensive par de multiples sondages dans la région. Le partage entre ces deux types d’enquêtes reflète assez bien les démarches complémentaires des deux disciplines représentées dans l’équipe: l’ethnologie et la géographie.
Haut de page
BI 25
Pensées politiques de l’Ayatollah Khomeyni
Présentation thématique au travers de ses écrits et discours depuis 1941
Yseult A. Henry

A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations, 1980,Mémoire n° 3, 78 pages, 21x29,7cm
(épuisé)
ISBN 2-86538-006-8 .
Le présent ouvrage met à la disposition de ceux qui s’intéressent à la politique et à l’Islam des extraits illustrant les principales thèses représentatives de la pensée d’un dignitaire de la hiérarchie religieuse shî’ite parvenu au faîte du pouvoir, et qui sont, par là même, devenues autant d’éléments constitutifs d’un modèle islamique. L’ensemble des citations recueillies est présenté dans le but de satisfaire au besoin d’information de nos contemporains. Elles ont été choisies non pas dans un esprit polémique, mais au contraire avec le souci constant de demeurer objectif.
Haut de page
BI 26
Art et société dans le monde iranien
Volume préparé par Chahryar Adle


1982, A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations, Synthèse n° 9, 380 pages, 21x29,7cm, ill.
ISBN 2-86538-038-6 ISSN 0247-8552
Dans le titre du présent volume, l’expression “Monde iranien” marque l’ambition tant de traiter du passé islamique de l’Iran dans d’autres perspectives que celles d’une science orientaliste se suffisant à elle même, que de favoriser des investigations convergentes. L’expression désigne l’ensemble des terres et des peuples dont les cultures ont été iraniennes ou dominées par l’Iran et, auparavant, par ceux qui les précédèrent sur le sol que les Iraniens occupèrent par la suite de façon permanente ou durable. Cet ouvrage collectif réunit sous quatre rubriques (peinture, art du métal et société, céramique, architecture) douze contributions de grands spécialistes, couvrant une vaste période qui va du Xe au XIXe siècle.
Chahryar Adle, né en 1944, est historien de l’art et directeur de recherche au CNRS.
Haut de page

BI 27
Les Gorbat d’Afghanistan, aspects économiques d’un groupe itinérant “jat”
Aparna Rao

A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations, Mémoire n° 14. 2 vols; 220 pages + 34 planches, 21x29,7cm.
ISBN 2-86538-028-9 ISSN 0241-3996 1982

Conçue à l’origine comme une analyse de l’économie d’un petit groupe itinérant et marginal en Afghanistan, cette étude a pris peu à peu la forme d’une monographie des Gorbat, l’un des six groupes ethniques désignés en Afghanistan par le terme “Jat”. Après avoir décrit le contexte historique des Gorbat, A. Rao présente le cadre technique des forces de production à l’intérieur du groupe; elle expose ensuite les conditions dans lesquelles les Gorbat voyagent avant de décrire les relations qu’ils entretiennent avec les non-Gorbat. Enfin, la dernière partie de l’étude analyse les relations de production qui existent à l’intérieur du groupe.
Aparna Rao (1950-2005) a été professeur d’ethnologie à l’université de Cologne. On lui doit de nombreux travaux sur le nomadisme.
Haut de page
BI 28
Aux sources de la nouvelle persane
Christophe Balaÿ, Michel Cuypers

A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations, Mémoire n° 23, 216 pages, 21x29,7cm, ill.
ISBN 2-86538-057-2 ISSN 0291-1655
La littérature persane manifeste une exceptionnelle faculté d’intégration qui lui permet d’assimiler les apports culturels successifs sans subir de transformation fondamentale et sans que soient remis en cause les principes qui régissent son organisation interne. Vers la fin du XIXe siècle, la Perse subit un choc comparable à la conquête arabe: celui de la culture occidentale. La rupture qui en résulta fut grave et profonde, et pourtant nécessaire: l’adoption de nouvelles structures permit à la littérature persane l’exploration de voies inconnues. Parmi elles, la nouvelle remporta un succès qui ne s’est pas démenti par la suite. Se présentant comme un genre tout à fait inédit en littérature persane, elle s’y découvre pourtant de très vieux liens de parenté et y trouve, plus harmonieusement que le roman, la place qui lui était potentiellement réservée dans le creuset des formes traditionnelles.
Christophe Balaÿ, né en 1949, est professeur de langue et littérature persanes à l’INaLCO (Paris).
Michel Cuypers, né en 1941, docteur ès lettres, est chercheur associé à l’IDEO.
Haut de page
BI 29
La musique iranienne, tradition et évolution
Jean During


A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations,1984, Mémoire n° 38, 243 pages, 21x29,7cm, ill.)
ISBN 2-86538-087-4 ISSN 0291-1655
La musique de l’Iran a conservé beaucoup d’aspects traditionnels. Le processus d’acculturation y est très récent et ne remonte qu’au début du siècle. Le développement matériel du pays a eu un impact inévitable sur la culture mais, une fois calmée la soif de modernité, un retour aux valeurs traditionnelles s’est esquissé dans les années 70. En Orient, le destin de la musique est tributaire d’un ensemble de conditions réunies dans un équilibre des plus fragiles. L’un des buts de la présente étude est de montrer à quel point la tradition, que d’aucuns considèrent comme immuable, défiant le temps et les événements, est en fait bien plus soumise à la marche de l’histoire que ne l’est par exemple la musique occidentale.
Jean During, né en 1947, ethnomusicologue, est directeur de recherche au CNRS.
Haut de page
BI 30
Le Livre d’Ardâ Virâz tranlittération, transcription et traduction du texte pehlevi
Philippe Gignoux

1984, A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations, Cahier n° 14, 282 pages, 21x29,7cm.
ISBN 2-86538-075-0 ISSN 0291-1701
L’Ardâ Vîrâz Nâmag est, parmi les ouvrages mazdéens en pehlevi, l’un des plus populaires et des plus connus. Quoique de rédaction tardive, il est l’une des principales sources pour la connaissance des doctrines sur l’au-delà dans l’Iran ancien. C’est, dans le domaine de l’eschatologie, un dernier jalon qu’il faut comparer aux données de l’Avesta (et à la traduction pehlevie du Hadoxt Nask), et à ce que nous connaissons maintenant du même sujet à l’époque sassanide, grâce aux textes épigraphiques du mage Kirdîr, relatant une vision qu’il aurait eue du paradis, à l’instar d’Ardâ Vîrâz, et comme lui, peut-être au cours d’un voyage extra-terrestre qui s’apparente fort aux voyages de type chamanique. Quant on sait l’importance centrale qu’occupe l’eschatologie dans le mazdéisme, on aura déjà compris l’intérêt majeur de l’ouvrage.
Philippe Gignoux, né en 1931, historien des religions (zoroastrisme, Orient chrétien) a été directeur d’études à l’EPHE.
Haut de page

BI 31
Les encyclopédies persanes: essai de typologie et de classification des sciences
Živa Vesel

1986, A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations, Mémoire n° 27, 70 pages, 21x29.7cm.
ISBN 2-86538-139-4, ISSN 0291-1655

Les recueils de science constituent un genre qui apparaît en Iran à la première maturation de la littérature persane. Ils reflètent par leur diversité les sens multiples qu’a revêtus le terme de “science” au cours du temps. Les auteurs de ces ouvrages tentent avant tout de livrer l’ensemble de leurs connaissances sur un sujet donné. C’est ainsi que les sommes religieuses, philosophiques et autres ont vu le jour.
Le savoir iranien à l’époque médiévale englobe l’art (honar), la science (’elm) et la culture du temps (adab). C’est un savoir acquis par expérience, donc perfectible. Une littérature très riche est associée à chacune de ces trois notions dans le monde iranien traditionnel. Certaines des encyclopédies persanes couvrent parfois les trois aspects. De tels textes encyclopédiques ont une importance qui dépasse leur fonction première de manuel: dans la mesure où une encyclopédie est aussi un “miroir”, elle renvoie le reflet des aspirations profondes d’une époque.
Živa Vesel, née en 1948, est chercheur en histoire des sciences au CNRS.
Haut de page

BI 32
Moralia,
les notions morales dans la littérature persane du 3e/9e au 7e/13e siècle
Charles-Henri de Fouchécour

1986, A.D.P.F., Editions Recherche sur les Civilisations, Synthèse n° 23, 519 pages, 21x29.7cm.
ISBN 2-86538-153-6

Le présent ouvrage relève de l’un des domaines centraux de la culture iranienne d’expression persane, la morale. Le cadre général de la recherche a été fourni par la nature des textes et par leur position dans l’histoire, mais aussi par la langue dans laquelle ils ont été écrits. Si nombre d’auteurs ont été bilingues (arabe et persan), leurs écrits en persan n’ont pas les mêmes destinataires que les écrits en arabe: la morale d’expression persane destinée à l’ensemble des personnes appartenant au domaine linguistique où domine le persan, est prédestinée de ce fait à recourir aux ressources du discours capables d’inculquer au plus grand nombre ce qu’il y a de plus essentiel en morale. En ce sens, les écrits en persan peuvent être particulièrement révélateurs des racines d’une mentalité et des tâtonnements de celle-ci dans son évolution.
Charles-Henri de Fouchécour, né en 1925, professeur émérite à l’université Paris III, est spécialiste en littérature persane classique. Il est le fondateur de la revue Abstracta Iranica.
Haut de page

BI 33
Le tapis persan ou le jardin de l’éternel printemps
Patrice Fontaine

1990, Editions Recherche sur les Civilisations, hors collection, Paris-Téhéran, 179 pages, XXIV planches h.t.
ISBN 2-86538-208-3

Très largement répandu en Iran, le travail du tapis constitue, au niveau national, une activité importante par le volume de ses exportations. Il fournit en outre, sur le plan local, de nombreux emplois et permet aussi à bon nombre de familles d’améliorer sensiblement leurs revenus en tissant pour le compte d’un négociant. Si l’on dispose de très nombreux ouvrages sur les tapis persans, les analyses précises du contexte de production, des techniques de fabrication et du style de ces tapis sont, en revanche, beaucoup plus rares. Cet ouvrage sur le travail du tapis en Iran central s’inscrit dans la gamme limitée d’études monographiques sur le tissage, apportant tout à la fois un grand nombre d’informations originales et, sur un certain nombre de thèmes, une réflexion novatrice.
Patrice Fontaine, né en 1949, docteur en ethnologie, se consacre à l’étude des textiles et des techniques moyen-orientales au sein des formations de recherche Mondes iranien et indien du CNRS et Technologie comparée du Musée de l’Homme.
Haut de page

BI 34
Le nomadisme dans le Nord du Khorasan
Mohammad-Hossein Papoli Yazdi

1991, Paris-Téhéran, 434 pages, 23 figures, 43 photos.
ISBN 90-6831-2152

Dans le nord du Khorâssân se trouve la plus importante communauté kurde vivant en dehors du Kurdistan. Parmi elle, vivent quelques milliers de familles nomades ou semi-nomades qui ont conservé leurs caractères ethniques et contrôlent une grande partie du petit bétail de la région. En perpétuant leurs longues migrations et leur mode de vie traditionnel, ces pasteurs, longtemps brimés par des politiques qui leur étaient défavorables, ont souvent réussi à moderniser leurs activités.
M.-H. Papoli Yazdi leur a consacré plusieurs années d’enquêtes minutieuses effectuées en toutes saisons dans les campements et villages kurdes; il nous montre très concrètement comment ces populations, souvent obligées de se sédentariser, ont su remplacer les chameaux par des camions et chercher à adapter leur “entreprise d’élevage” aux conditions actuelles du marché, dans un Iran en plein bouleversement.
Ce livre apporte non seulement un éclairage sans concessions sur la situation des campagnes et les possibilités d’évolution du nomadisme dans l’Iran d’aujourd’hui, mais aussi une réflexion sur l’intérêt économique des migrations pastorales dans des milieux écolo-giquement difficiles.
Mohammad-Hossein Papoli Yazdi, né en 1949, est professeur de géographie à l’université de Mashhad et membre associé de l’équipe de recherche Mondes iranien et indien du CNRS.
Haut de page

BI 35
Peinture et arts du livre
Yves Porter

1992, Paris-Téhéran, 250 pages,
13 planches photos. Traduit en anglais, éditions Manobar,
New-Delhi, 1994.

ISBN 90-6831-407-6

L’excellence et la réputation de la peinture persane ne sont ni inconnues ni à prouver. Il existe des milliers de peintures, conservées dans les diverses collections répandues à travers le monde, pour la plupart cataloguées et identifiées. Nombreux ont été les amateurs et historiens de l’art à s’intéresser à cette forme de l’art persan. Ce livre propose d’envisager la peinture et les arts du livre du monde indo-iranien non pas au travers de l’histoire de l’art mais à la lumière des textes persans qui en décrivent les techniques. Le but d’une telle démarche est de fournir des éléments de description des techniques et d’enrichir ainsi la lecture traditionnelle de l’histoire de l’art en lui donnant des critères objectifs. Les divers matériels nécessaires à la peinture et à la confection d’un manuscrit enluminé sont donc décrits, et la chaîne opératoire du montage et de l’élaboration de ces manuscrits est détaillée. Une deuxième partie traite plus spécifiquement des artistes et artisans qui, regroupés en ateliers, ont contribué à créer ces manuscrits.
Yves Porter, né en 1957, est docteur ès lettres. Spécialiste des arts et techniques, il enseigne à l’université d’Aix Marseille.
Haut de page

BI 36
Musique et Mystique dans les traditions de l’Iran
Jean During

1990, Paris-Téhéran, 688 pages.
ISBN 90-6831-191-3

Ce livre pose de manière nouvelle l’éternelle question du mystère et du pouvoir de la musique. Par une vocation millénaire, le génie iranien a réservé une place centrale à la mystique dans ses manifestations les plus diverses, du soufisme populaire jusqu’à la métaphysique illuminative. La mystique a investi tous les arts iraniens, en particulier la musique avec laquelle elle présente de nombreuses affinités de nature et d’expression. Dans des couches culturelles et ethniques aussi diverses que celles des guérisseurs balutches, des derviches kurdes ou des lettrés persans, les traditions musicales sont cultivées comme l’expression privilégiée, voire la méthode d’induction du hâl, extase dont les manifestations et les contenus sont les plus divers. En peignant une sorte de triptyque du mysticisme iranien et islamique, Jean During présente et analyse les répertoires spécifiques musicaux et poétiques, pénètre l’imaginaire, décrypte les symboles et dégage les significations essentielles et les structures métaphysiques tout en montrant comment elles s’articulent avec les formes musicales et leur pratique. Cet ouvrage contribue aussi bien à la connaissance de la culture persane et islamique qu’à la musicologie et la philosophie de l’art en général; il repose sur des années de recherche sur le terrain et sur une longue pratique de la musique persane.
Jean During, né en 1947, ethnomusicologue, est directeur de recherche au CNRS.
Haut de page

BI 37
Téhéran, capitale bicentenaire
Chahryar Adle et Bernard Hourcade éds.

1992, Paris-Téhéran, 386 pages, nbrs. ills., 5 cartes hors texte.
ISBN 90-6831-480-7 ISBN 2-87723-055-4

Téhéran, la capitale d’un des États les plus anciens du monde, n’a que deux cents ans. La bourgade fortifiée où s’est établi le premier souverain qajar est devenue une métropole immense de huit millions d’habitants. Pendant des siècles chaque nouvelle dynastie s’installait dans une ville différente, mais depuis 1786 les gouvernements de l’Iran sont restés dans cette ville que l’on dit pourtant sans mémoire et mal aimée. L’histoire des monuments, de l’urbanisme ou des habitants de Téhéran s’identifie avec la lente création d’un État iranien centralisé où les villes ont désormais le pas sur les villages et les tribus. Avec son centre étouffé, ses banlieues sans fin, ses conflis sociaux et culturels et l’accumulation des richesses nationales, Téhéran a été le centre de la révolution islamique. C’est la clé de l’Iran d’aujour-d’hui.
Chahryar Adle, né en 1944, est historien, directeur de recherche au CNRS.
Bernard Hourcade, né en 1946, est géographe, directeur de recherche au CNRS. Il a dirigé de 1994 à fin 2004 l’UMR 7528-Monde iranien au CNRS.
Haut de page

BI 38
Itinéraire d’un enseignement
Henry Corbin

Téhéran, 197 pages
ISBN 2-909961-00-1
ISBN 2-909961-01-X, 1993,
.

Ce volume recueille l’ensemble des comptes-rendus rédigés par Henry Corbin pour l’Annuaire de la Section des Sciences religieuses de l’École Pratique des Hautes Études, de 1954 à 1978. Étape par étape, de Sohravardi à l’École d’Ispahan, des Ismaéliens aux Shaykhis, ces méditations explorent la géographie spirituelle de l’islam iranien.
Les thèmes majeurs de la pensée de Henry Corbin, l’exercice de sa méthode phénoménologique y trouvent un éclairage singulier: le lecteur y verra se lever, au degré d’horizon qui leur est propre, des réalités essentielles de la gnose spéculative, de la mystique et de l’imamologie. Ces pages ainsi rassemblées forment le relevé précis de l’itinéraire parcouru. Elles offrent aussi divers programmes pour une recherche toujours ouverte.
Haut de page

BI 39
Études safavides
Jean Calmard (éd.)

Téhéran, 420 pages, 29 planches photo. 4 cartes h.t
.
ISBN 2-909961-02-8 1993,

Lointaine conséquence des invasions mongoles, l’état safavide (1501-1722) est souvent présenté de manière stéréotypée, comme l’émergence d’une dynastie nationale iranienne renouant avec le prestigieux passé de l’Iran sassanide. Bien que l’officialisation du shî’isme imamite par les Safavides ait provoqué la division de l’Orient islamique en entités distinctes – Ottomans à l’Ouest, domaine des Safavides au centre, Uzbeks et Timourides/Moghols en Asie Centrale et en Inde – toute cette vaste zone reste imprégnée de valeurs culturelles iraniennes.
L’Iran des Safavides a constitué un enjeu politique et économique pour les visées expansionnistes européennes; ses brillantes réalisations culturelles ont fasciné les voyageurs européens de plus en plus nombreux jusqu’au début du XVIIIe siècle. Aujourd’hui la critique historique révèle que tout n’allait pas pour le mieux dans le royaume du Grand Sophy et que les roses de la belle ville-jardin d’Ispahan n’étaient pas sans épines.
Jean Calmard, né en 1931, est directeur de Recherche honoraire au CNRS. Il a dirigé le Centre d’Etudes islamiques et orientales d’Histoire comparée et a enseigné l’Histoire de l’Iran à l’EPHE (Section des Sciences historiques etphilologiques), et à l’INaLCO.
Haut de page

BI 40
La végétation altitudinale de l’Alborz central (Iran)
Jean-Claude Klein

1993, Téhéran, 281 pages, 32 figures, 6 tableaux h.t.,17 planches photos couleurs. Nouvelle édition, 2002, Téhéran.
ISBN 2-909961-03-6

Entre les plateaux arides de l’Iran central et les zones tempérées de la Caspienne, le massif de l’Alborz constitue une limite topogéographique tout à fait remarquable entre les régions euro-sibérienne et irano-touranienne.
Sur le versant méridional se succèdent des communautés subalpines à base de grandes ombellifères, des communautés alpines à coussinets épineux passant à des groupements à coussinets inermes. Ces genres de communautés se trouvent également dans les massifs d’Asie moyenne, du Paropamisus au Tien Shan central.
Sur le versant septentrional, en relation avec les nuages et les brumes venus de la Caspienne, se développent deux types de chênaies subalpine à Quercus macranthera, qui se retrouvent dans les Caucases sous des conditions climatiques comparables.
Jean-Claude Klein, né en 1937, docteur ès Sciences, a enseigné à l’Université de Paris VII. Il effectue des recherches dans le laboratoire de l’Université de Paris-Orsay.
Haut de page

BI 41
L’économie de l’Iran islamique, entre l’état et le marché
(The Economy of islamic Iran, between State and Market)
Thierry Coville (éd.)

1994, Téhéran, 305 pages.
ISBN 2-906053-08-7 ISBN 2-909961-09-5

Depuis le début des années 80, c’est d’abord la gravité et la complexité de la crise économique que traverse l’Iran qui retiennent l’attention: désordres monétaires, chute du niveau de vie moyen de la population, développement de l’économie informelle, dépendance accrue vis-à-vis du pétrole, etc. C’est dans ce contexte que le gouvernement iranien décide de mettre en oeuvre une politique de libéralisation économique et politique qui à priori constituerait un retournement dans l’histoire de l’Iran moderne, l’État ayant toujours eu un rôle central dans le mode de développement de ce pays.
Ce livre, qui est basé sur une conférence organisée à Paris en 1993 par le CNRS et l’Université Âzâd Eslâmi, réunit des études (dont 9 en anglais) réalisées pour la plupart par des économistes iraniens travaillant en Iran, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis.
Thierry Coville, né en 1961, est docteur en économie. Ses recherches portent sur le système financier iranien depuis la révolution.
Haut de page

BI 42
Les Iraniens d’Istanbul
Thierry Zarcone et Fariba Zarinebaf-Shahr (éds.)

1993, Téhéran-Istanbul (Varia Turcica XXIX), 286 pages, 18 figures.
ISBN 2-906053-32-5 ISBN 2-909961-07-9

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, au moment où le puissant Empire ottoman vacille et que partout éclatent des révolutions inspirées par l’esprit libéral et le constitutionnalisme, où dans tout le Moyen-Orient se multiplient les mouvements modernistes, Istanbul apparaît sans conteste comme l’un des centres de ce renouvellement politique et intellectuel en terre d’Islam. C’est à Istanbul que se sont retrouvés, entre autres, un grand nombre de Persans: commerçants établis depuis longtemps déjà dans cette ville, Porte de l’Occident, puis surtout intellectuels et hommes de lettres chassés de leur pays pour des raisons politiques.
Cette communauté iranienne d’Istanbul, très mal connue jusqu’à présent, est présentée ici dans sa vie quotidienne, ses débats politiques, ses manifestations religieuses et sa vie culturelle.
Thierry Zarcone, né en 1958, historien des idées et philosophe, est chercheur au CNRS.
Fariba Zarinebaf-Shahr, née en 1959 à Tabriz, est historienne, docteur de l’Université de Chicago et research associate auprès de la même université.
Haut de page

BI 43
La beauté menacée Anthropologie des maladies de la peau en Iran
Nilofar Jozani

1994, Téhéran, 328 pages, 16 planches photos
ISBN 2-909961-05-2 ISBN 2-909961-06-0 .

Ce livre propose une réflexion d’ensemble sur la médecine populaire en Iran sous un angle ethnologique. Cette médecine représente plutôt un savoir-vivre qu’un savoir-guérir comme le montre avec science et nuance Nilofar Jozani à travers l’exemple des maladies de la peau.
La beauté menacée par la maladie pose un problème médical mais surtout social. C’est pourquoi la vision que les malades et leur entourage ont des maladies et les méthodes de guérison que proposent la médecine et la pharmacopée populaires nous conduisent jusque dans les recoins les plus secrets de la culture persane.
Les femmes iraniennes sont les dépositaires de ces sciences populaires qui peuvent guérir. Elles sont au centre de ce livre: elles racontent, enseignent, transmettent. Elles parlent de la vie.
Nilofar Jozani, née en 1959 à Téhéran, est docteur en anthropologie de l’Université de Paris X-Nanterre.
Haut de page

BI 44
Pand-o-Sokhan Mélanges offerts à Charles-Henri de Fouchécour
Christophe Balaÿ, Claire Kappler et Živa Vesel (éds.)

1995, Téhéran, 348 pages, 25 planches photos.
ISBN 2-909961-14-1 ISBN 2-909961-15-X

Cet hommage réunit des contributions sur la culture iranienne, la littérature – notamment poétique –, mais également sur les questions de langue, d’histoire, d’histoire de l’art et des courants de pensée, ésotériques et philosophiques. Le titre, Pand-o-Sokhan (Le conseil et la parole), évoque les deux aspects majeurs de l’oeuvre de C.-H. de Fouchécour: la littérature parénétique et la poésie qui représente pour les Iraniens la Parole par excellence.
Charles-Henri de Fouchécour, né en 1925, est Professeur Emérite à l’Université de la Sorbonne Nouvelle-Paris III. Il est spécialiste de la littérature persane classique.
Haut de page

BI 45
L’Iran face à la domination mongole
Denise Aigle, (éd.)

1997, Téhéran, 400 pages, 47 figures.